Yorgos Lanthimos : The lobster

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s’enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Ce que j’en pense :
Je vais immédiatement mettre Yorgos Lanthimos sur ma liste noire des réalisateurs à  éviter absolument. Voilà, je me sens déjà un peu mieux, pas une mince affaire, au sortir d’un film aussi anémiant.
Plusieurs critiques mentionnent l’humour noir “irrésistible” de the Lobster : pourtant adepte du genre, j’ai résisté sans le moindre effort à produire le moindre sourire. J’ai par contre eu plus de mal à éviter les grimaces de dégoût. Le propos tombe assez vite : une dystopie qui dénonce par la caricature la manière dont notre société conventionnalise les relations amoureuses. Certains parleront même de dictature, parce qu’un mot plus puissant est un moyen comme un autre de créer de la contenance. Si je note deux étoiles au lieu d’une, c’est parce que le réalisateur aura su rester cohérent d’un bout à l’autre dans sa quête de la dépression et qu’il la communique très bien au public : un ton monocorde, des personnages froids et passifs, une image terne, une musique discordante, des situations grotesques. J’ai très bien compris que ce monde n’était pas bien (bouh, bouh, bouh). Était-il nécessaire de poursuivre au delà du premier quart d’heure, qui suffit à tout dire, le reste n’étant qu’une longue torture pour le spectateur ? J’avoue avoir quitté la séance avant le fin, choix dont je me félicite d’autant plus au vu de ce qu’en lis sur internet.

Conclusion :
Affligeant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les gémissements
la douleur
le jugement
la cruauté


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