Yasin Dali : Le mangeur de planètes

Ce que le synopsis nous dit :

Une créature galactique dont l’activité principale consiste à se nourrir de matière arrive par hasard aux abords d’une extraordinaire planète bleue. Alors qu’elle est d’abord encline à la dévorer, une suite de mystérieux événements l’amèneront à y atterrir sous une forme complètement inoffensive. Jusqu’au jour où le jeune et turbulent Rod se l’approprie de manière inattendue. Ses pouvoirs destructeurs referont lentement surface, mettant en péril l’équilibre même de la planète.

Il est possible de lire le Mangeur de planètes ici et de voir des dessins inédits ici.

Ce que j’en pense :

Première oeuvre de Yasin Dali, le Mangeur de Planète propose un style soutenu (mais facile à lire), qui dénote parfois avec certains éléments particulièrement crus dans les faits relatés, ceux-ci venant toujours sans crier gare. On sent que le bouquin n’a pas eu l’opportunité de passer entre les mains d’un relecteur professionnel, notamment au niveau des problèmes de concordances de temps, si chères au lectorat francophone. Heureusement, cela ne gène en rien la lecture.
Concernant l’histoire, si elle reprend de nombreux schémas classiques, elle réserve tout de même quelques bonnes surprises. La plus grosse originalité se situant dans le traitement du personnage principal, qui n’est pas toujours celui que l’on pense, tandis que le projecteur éclaire l’un ou l’a
utre des protagonistes à tour de rôle. Ce qui est certain, c’est que l’auteur maîtrise dès le départ son récit, sachant exactement là où il veut nous emmener.
Si j’ai souvent ri dans les premiers chapitres, cela a beaucoup moins été le cas par la suite, puis pas du tout à la fin. Je peux même dire que
je n’ai pas du tout aimé l’issue finale. Si elle
n’est pas inéluctable, j’avoue qu’elle reste logique par rapport aux faits qui la précèdent.

C’est juste que j’aurais préféré que l’auteur fasse un autre choix.
Mais pour moi la vraie bonne surprise se situe dans les dessins qui accompagnent le roman. J’ai eu la chance de pouvoir les voir en version papier et d’en admirer la simplicité et la précision. Je ne suis pas experte du dessin mais j’ai l’impression que c’est dans le traitement des ombres que le trait est particulièrement réussi, donnant une réelle profondeur à ces esquisses, sur lesquelles j’ai eu envie de m’attarder.

Conclusion :

J’attends de pied ferme le prochain livre de cet auteur prometteur.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

l’ambition
les passerelles
les bonnes intentions
les forces cachées

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