Truman Capote : Petit déjeuner chez Tiffany (Breakfast at Tiffany’s)

Ce que l’éditeur nous dit :
Holly Golightly adore traîner chez Tiffany, parce que tout y est beau. Holly au pas léger, gracile comme un songe, comme une Audrey Hepburn moulée dans une robe noire devenue légendaire, traverse l’existence telle un chat qui, n’ayant pas de nom, s’en invente un. 
De son passé de Lulamae, il lui reste pourtant quelque chose de plus profond que la frivolité qu’elle affiche avec impertinence, une absence de lest qui conduit à une existence de courants d’air. Jusqu’au jour où, des années après la disparition de la gosse, une photo vient raviver le souvenir de sa voix rauque et de sa silhouette de vent dans la mémoire du narrateur, qui lui fournira un hommage littéraire en guise de racines.
Sur un ton tantôt léger et amusant, tantôt grinçant et poétique, maniant à plaisir l’ironie, le narrateur nous livre ses souvenirs de l’époque où l’amitié les liait et où gravitait autour de cet être libre et sauvage une myriade de personnages farfelus. 
Malgré son ambiance de fête permanente et la fin édulcorée de sa version pour l’écran, Diamants sur canapé, ce roman demeure pourtant, comme d’autres oeuvres plus sombres de Truman Capote, le parcours désespéré d’une créature blessée, irrémédiablement marginale. 

Ce que j’en pense :
Si je n’ai jamais vu aucun film avec Audrey Hepburn (oui je sais, qu’est-ce j’attends – mais c’est prévu), c’est bien évidemment son image que je me représente lorsque je pensais à Breakfast at Tiffany’s. Quant à Truman Capote, j’en connaissais seulement le biopic réalisé par Bennett Miller, que je n’avais que peu apprécié par ailleurs (et marquant le début de mon aversion pour Philip Seymour Hoffman), qui m’avait laissé l’image d’un auteur pour le moins torturé.
Autant dire que je n’étais pas du tout préparée à lire ça. Je n’imaginais pas qu’il s’agissait d’une nouvelle,  ni que le personnage principal ressemble si peu à la belle actrice qui l’a interprété (physiquement en tout cas – pour la personnalité je dois dire que c’était l’atout principal de l’ouvrage), pas plus au fait que l’histoire soit si superficielle dans sa construction. C’est surtout ce dernier point qui m’a chagriné, l’intrigue se finissant en eau de boudin alors que c’est à peine si l’on entre chez Tiffany (au moins j’aurais pu apprécier cette superficialité là), au point de se demander pourquoi avoir choisi un tel titre.
Je passerais rapidement sur les autres nouvelles qui complètent le recueil, les efforts faits pour rentrer dans ces histoires (ce qui est d’autant plus gênant dans une nouvelle), se voyant systématiquement anéantis par des chutes consternantes.

Conclusion :
Si je reconnais des qualités certaines d’écriture, j’ai été plus que déçue par cette lecture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
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les visites
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les statuettes

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