Tôru Fujisawa : GTO – Great Teacher Onizuka (25 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Onizuka, c’est le nom de famille d’Eikichi, un zonard de banlieue qui a fait les quatre cents coups que font tous les adolescents laissés pour compte d’une société japonaise gangrenée par la crise économique et qui doute de ses valeurs. Son temps libre, il le passe à fumer des cigarettes sous les escaliers des centres commerciaux pour reluquer les petites culottes des filles qui les dévalent. Pourtant, ce voyou-là va avoir une révélation. Une aventure sentimentale lui fait découvrir une réalité : c’est que les lycéennes préfèrent coucher avec leurs profs chauves et adipeux plutôt qu’avec les garçons de leur âge, mignons certes, mais sans les attraits d’une vie facile.Il décide alors de devenir enseignant. Il accède à un stage où il est confronté à des élèves qui sont à peu près aussi âgés que lui et qui se révèlent être aussi voyous qu’il a pu l’être. Pour se faire respecter, il décide de leur répliquer dans le même registre, disons « musclé ». Il sera assez vite idolâtré par ceux-ci et, à la fin de son contrat, il prend conscience qu’il a enfin un rôle à jouer dans la société. Ses aventures sentimentales ne se concrétisent pas pour autant car son statut d’enseignant rend l’approche des filles délicate et les pièges sont nombreux.

Ce que j’en pense :
Durant ma “jeunesse”, j’ai lu le nombreux mangas. Aujourd’hui, je consacre bien moins de temps à ce type de littérature. A l’occasion challenge Sur les pages du Japon du mois de juillet, j’ai donc décidé de revenir sur l’un de ceux qui m’avait le plus plu, relisant au passage quelques tomes.
Il semble que l’univers du lycée devait être plus parlant à la jeune fille (pure et innocente bien sûr) de l’époque, qu’à la jeune adulte (cadre dynamique essayant de préserver bon gré mal gré sa pureté et son innocence) que je suis aujourd’hui. Si j’ai apprécié de retrouver ces personnages rangés dans un coin de ma mémoire, je me suis vue bien moins “passionné” qu’alors. J’ai peut être aussi été plus gênée par l’omniprésence des sous vêtements de lycéennes (ça marche, mon innocence se régénère ! A moins qu’il ne s’agisse d’une fermeture d’esprit… Enfin, tant que je ne commence pas à penser que “c’était mieux avant” tout va bien).
Cela dit il faut bien admettre que cette série tente de se pencher sur des “vrais” thème de société, abordant le mal être de l’adolescence japonaise (ici bien souvent à cause d’un contexte familial inadéquate), mettant en avant des notions telles que l’entraide ou l’amitié, mais démontrant surtout que l’habit ne fait pas toujours le moine en ce qui concerne l’être humain.
Rien que pour la référence national que représente cette série, elle vaut le coût d’être au moins feuilletée. A titre d’exemple, on remarquera que lorsqu’un manga apparaît dans un drama, il y a 95% de chance qu’il s’agisse de celui ci (je le sait parce que je suis bien “obligée” de regarder des séries de temps en temps pour améliorer ma compréhension orale du japonais. Bon et puis parce que plus d’un équivaut en qualité à un Grey’s Anatomy ou un Being Erica).
Enfin, le dessin est assez appréciable.

Conclusion :
Un phénomène de société qui conquerra au moins le coeur des moins des 20 ans.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

– les motos
– les dessous d’escaliers
– le karaté
– les plages

3 Comments

  1. Ça s'est cool de te voir ressortir des vieux trucs pour en faire tes articles.
    J'avoue aussi que la folie manga commence à me passer. Les histoires lycéenne me deviennent trop niaise, plus vraiment à ma portée.
    En revanche, mais c'est dur d'en trouver (encore moins les bons), les Joseis ou autres manga pour adultes me font toujours plaisir.

    J'ai fait pleins de quiz de manga sur Babelio, si tu veux t'amuser à en tenter quelques uns. Je participe aussi au thème du mois.

  2. hehe j'attendais bien ton commentaire sur cet article 😉
    J'aimerai bien que tu m'en dises plus sur ces mangas "pour adulte" en question, je ne connais pas du tout.
    Je vais aller sur Babelio de ce pas.

  3. Je dois avouer que j'ai essayé de lire ce manga il y a quelques années et étrangement, je n'ai pas accroché (j'ai quand même réussi à regarder un ou deux épisodes de l'anime). Par contre, je suis d'accord avec toi sur le fait que le manga dénonce des faits de société. Ce que je trouve appréciable, sauf que cela ne rattrape pas le côté pervers d'Onizuka. Je préfère son homologue plus adulte : Professeur Eiji.

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