Tonino Benacquista : Saga

Ce que l’éditeur nous dit :
Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d’aventure : écrire le scénario d’un feuilleton télévisé destiné à occuper l’antenne pendant les heures creuses de la nuit. Peu importe l’histoire puisque personne ne la regardera, la saga n’obéit qu’à un seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage. Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été recrutés pour leur seul point commun : ils n’ont pas les moyens d’être exigeants. Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler gratuitement, Jérôme, le plus jeune, s’est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood, Mathilde est une pisse-copie du roman sentimental, et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà. La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir des conséquences inattendues. Puisqu’ils ont toute liberté, à condition d’être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l’ordre du monde.

Ce que j’en pense :
Lorsque l’on m’a mis ce volume de Saga entre les mains, on m’a également annoncé que celui-ci avait déjà traversé bien des contrées (Amérique Latine, Thaïlande, Australie, etc.), ce que son état général rendait incontestable : il s’agit d’un livre qui a connu valises et soutes à bagages. Modestement, je n’ai pu ajouter que le Jura à sa liste de destinations…
Pour ce qui est du contenu, les premiers chapitres, écrits un peu à la manière d’un roman policier, m’ont paru peu accrocheurs. De plus, la tournure que vont prendre les événements paraît très vite évidente, sans surprises. Mais un livre avec un tel passé aventureux valait bien qu’on s’y accroche un peu.
Et précisément, c’est lorsque ce à quoi on s’attend fini par arriver, que l’histoire devient vraiment intéressante (vers la page 155). A partir de là, impossible de décrocher avant d’avoir atteint l’autre couverture, et surtout d’imaginer la suite (très rocambolesque). Et si le style et les descriptions sont souvent caricaturaux, quelques répliques très drôles sortent du lot. Dommage par contre que le détail (et surtout la fin) de la fameuse Saga ne soit pas plus explicite (l’auteur s’en sort un peu trop facilement).

Conclusion :
Une façon de voir différemment (ou de façon encore plus lucide), Les feux de l’Amour ou Plus belle la vie.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les kilomètres
– la vodka
– les lettres
– l’ONU

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