Tim Burton : Big Eyes

Ce que le synopsis nous dit :
Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

Ce que j’en pense :
Ah, enfin un Tim Burton sans Johnny Depp et Helena Bonham Carter ! Il est appréciable de voir que certains réalisateurs sont capables d’étendre leur univers, de faire autre chose que ce que l’on attend d’eux. Le résultat n’est donc pas très “Burtonien” au sens habituel du terme (quoi qu’il s’agisse de son second biopic, mais comme je n’ai pas eu l’occasion de voir Ed Wood…), mais n’en est pas moins plaisant. L’histoire est bien traitée, avec des interprétations toutes en finesses des deux acteurs principaux (tour à tour touchants, ridicules, etc.). Au-delà de la vie de Margareth et Walter, Big Eyes est également le reflet d’une époque, celle d’un marketing balbutiant, mais surtout un tournant capital pour la place de la femme dans la société américaine. Si je n’avais jamais vu les travaux de Keane auparavant, je ne serais pas surprise de découvrir que c’est elle qui a ouvert la voie à d’autres artistes, type Valérie Moigne (alias Mistigri) ou autres figures féminines caractéristiques, dont les travaux se déclinent aujourd’hui sur tous les supports possibles et imaginables.

Conclusion :
A voir pour se distraire et pour la culture générale.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les voitures aux couleurs acidulées
les communautés
les paradis sur terre
les allumettes


4 Comments

  1. Je suis curieuse de le voir celui-là justement parce qu'il n'a pas l'air d'un Burton typique ^^

  2. Si pour certains voir Burton les encourage à regarder un film, pour moi ça a l'effet inverse.
    Après, j'adore Amy Adams, je sais pas pourquoi mais je l'aime bien, et vu que tu dis que ça fait pas trop "Burton", je me laisserai peut-être tentée.

    • Franchement si tu ne sais pas que c'est un Burton, tu ne pourrais presque pas le deviner. Je penses que ça peux te plaire en effet, surtout que Amy Adams est très bien (moi je sais, c'est à cause de Enchanted ^^)

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