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Voyage à Madagascar : à la découverte de l’histoire de l’île Rouge

Cet article a été écrit par Mathilde, du blog www.38000km.com.

Antananarivo, la porte d’entrée à Madagascar

Madagascar, ce n’est pas seulement une faune impressionnante et une flore luxuriante, ainsi que des plages paradisiaques de sable blanc. L’île Rouge est également riche en histoire. La plupart du temps on a tendance à rattacher le passé de Madagascar à la colonisation française. Pourtant, il faut savoir que l’histoire de la Grande île remonte à bien plus loin dans le temps. Des vestiges de cette époque subsistent jusqu’à aujourd’hui. Découvrons 3 d’entre eux.

Séjour à Madagascar, découverte du Palais de la Reine de Manjakamiadana

Le Palais de la Reine de Manjakamiadana ou Rovan’i Manjakamiadana est l’un des vestiges du passé royal de Madagascar. Le palais principal de Manjakamiadana fut construit en 1867 sous le règne de la Reine Ranavalona II. L’édifice fut d’abord érigé en bois, puis en pierre en 1869.
Le site est devenu un musée en 1897, suite à l’abolition de la royauté à Madagascar. Pour votre voyage à Madagascar, ne manquez pas une visite des lieux. Elle vous fera découvrir l’ancienne demeure des souverains de l’île Rouge, mais aussi une nécropole, 5 palais monumentaux et 9 tombeaux.
Le Palais de la Reine est un des sites touristiques les plus visités dans la capitale malgache. Malgré un incendie dévastateur en novembre 1995, il a su garder son charme et sa grandeur d’autrefois.

Le Palais d’Ambohimanga

Le Palais d’Ambohimanga est juché sur la colline du même nom. Ambohimanga fait partie des 12 collines sacrées de l’Imerina. C’est notamment le site qui a conservé le plus de vestiges du passé royal de Madagascar. Il a été interdit d’accès aux étrangers jusqu’en 1897. Actuellement c’est l’un des sites touristiques les plus visités lors de voyage à Madagascar. Le Palais d’Ambohimanga est entouré d’un grand fossé,  ainsi que d’un impressionnant rempart qui comporte 7 portes. On peut y découvrir des palais en bois sculptés, des parcs à zébu, des places royales, des tombeaux royaux, et quelques bassins dédiés au fandroana ou bains royaux. Pour votre visite du palais, veillez à bien vous renseigner sur les fady ou interdit qu’il est important de respecter en hommage aux us et coutumes de l’endroit.

Le Cimetière des Pirates à Nosy Boraha

Le cimetière des Pirates de l'Île Sainte Marie à Madagascar

Le cimetière des Pirates de l’Île Sainte Marie à Madagascar

Nosy Boraha ou île Sainte-Marie est une île au large des côtes au nord-est de Madagascar. Elle a longtemps servie de repère aux pirates au XVIIe et XVIIIe siècle. Ces individus qui représentaient un vrai danger pour les navigateurs de leur époque étaient de différentes nationalités. Ils ont élu l’île Sainte-Marie comme résidence à cause de sa situation géographique à proximité de la route vers les Indes. Les nombreux lagons et criques de l’île faisaient office d’abri idéal pour leurs bateaux.
Des pirates qui ont vécu à Nosy Boraha y sont décédés. Ils ont été inhumés dans un cimetière surplombant la baie d’Ambodifotatra. On peut y apercevoir une trentaine de tombes dont les pierres tombales portent le fameux symbole des pirates, un crâne avec deux os en croix.
Le cimetière est ouvert aux visiteurs et constitue une attraction de choix sur l’île de Sainte-Marie. Un séjour à Madagascar est une belle occasion d’explorer cet authentique cimetière de pirates, dernier refuge de ces dangereux criminels qui ont terrorisé les mers de la planète durant des années.

Tanzanie : Safaris, rencontre des Maasaï et découvertes des épices de Zanzibar

voyage_TanzanieUne bonne nouvelle : Bizzetmiel vient de publier son premier article invité !

Vous pouvez aller le lire sur le blog www.38000km.com. Il s’agit de mes souvenirs de Tanzanie. Je reviens sur les moments forts de ce séjour et décris à quel point ce voyage m’a inspirée.

Pour rappel, vous pouvez aussi consulter le programme du voyage Tanzanie partie 1 et Tanzanie partie 2, publiés précédemment.

Merci à Mathilde pour avoir proposé cet échange et n’hésitez pas à aller explorer son blog, consacré aux voyages !

Ce que vous devez savoir sur Victoria, pour votre voyage aux Seychelles

Cet article a été écrit par Mathilde, du blog www.38000km.com.

Seychelles - Victoria

Située sur l’île principale de l’archipel des Seychelles (Mahé), Victoria en est la plus grande ville. Elle abrite également plus d’un tiers de la population des Seychelles. Nommée ainsi en hommage à la reine Victoria d’Angleterre, la capitale seychelloise est une excellente destination pour les vacances. Si vous avez opté pour un voyage aux Seychelles, ne ratez pas sa capitale Victoria. Vous aurez notamment l’occasion de vivre un séjour unique et inoubliable. Voici ce que vous devez savoir sur la ville pour profiter pleinement de votre passage.

Ce qu’il y a à voir

Seychelles - Victoria Little BenLa ville de Victoria possède un paysage hors du commun. Pour votre séjour aux Seychelles, passez par les quelques musées de sa capitale. Ce sont : le Natural History Museum, le Seychelles People’s United Party Museum et le National History Museum. Le panorama de la ville offre une vue atypique sur une horloge qui est la copie conforme du Big Ben de Londres (en miniature), le marché qui est ouvert tous les jours, de jolies petites maisons en bois et le port. N’oubliez pas de visiter le Jardin botanique où vous découvrirez le temps d’une promenade, différentes variétés de plantes et de fleurs, des palmiers, des oiseaux et aussi des tortues.

Quelques activités à faire

Comme Victoria se trouve sur une île, les principales activités de la ville tournent autour de l’océan. La plongée sous-marine est un excellent moyen de découvrir la flore et la faune aquatique de l’archipel seychellois. Pour les séances de plongée, veillez à ce que votre sécurité soit optimale et suivez des cours de plongée si vous êtes débutant. Et assurez-vous de plonger avec des professionnels.
Les plages seychelloises vous offrent également de belles journées à passer sur des étendues de sable blanc, en admirant une belle mer turquoise, tout en profitant du soleil et de l’air marin. Enfin, faites un saut au village artisanal. Admirez les magnifiques œuvres de l’artisanat local et faites le plein d’objets-souvenirs.

Les moyens de transport locaux

Pour vous déplacer dans la ville de Victoria, vous avez le choix entre deux moyens de transport. Tout d’abord, vous pourrez circuler en taxis. Ils sont notamment présents en grand nombre dans la capitale seychelloise. Le prix de la course dépendra de la longueur du trajet.
Ensuite, vous avez le mode de transport en commun : le bus. Plus abordable que le taxi, avec un prix unique quelle que soit la destination. Toutefois, son activité est très limitée dans le temps. En effet, les bus ne circulent que de 8 h du matin à 20 h le soir. Vous pouvez aussi opter pour la location de voiture, si vous souhaitez vous déplacer librement.

Ken Liu : La ménagerie de papier (The Paper Menagerie and Other Stories)

Ce que l’éditeur nous dit :
« Elle plaque la feuille sur la table, face vierge exposée, et la plie. Intrigué, j’arrête de pleurer pour l’observer. Ma mère retourne le papier et le plie de nouveau, avant de le border, de le plisser, de le rouler et de le tordre jusqu à ce qu’il disparaisse entre ses mains en coupe. Puis elle porte ce petit paquet à sa bouche et y souffle comme dans un ballon. «Kan», dit-elle. «Laohu». Elle pose les mains sur la table, puis elle les écarte. Un tigre se dresse là, gros comme deux poings réunis. Son pelage arbore le motif du papier, sucres d’orge rouges et sapins de Noël sur fond blanc. J’effleure le petit animal qu’a créé Maman. Il remue la queue et se jette, joueur, sur mon doigt… »
Ken Liu est né en 1976 à Lanzhou, en Chine, avant d’émigrer aux états-Unis à l’âge de onze ans. Titulaire d’un doctorat en droit (université de Harvard), programmeur, traducteur du chinois, il dynamite les littératures de genre américaines, science-fiction aussi bien que fantasy, depuis une dizaine d’années, collectionnant distinctions et prix littéraires, dont le Hugo, le Nebula et le World Fantasy pour la seule « Ménagerie de papier », ce qui demeure unique à ce jour. Le présent recueil, sans équivalant en langue anglaise et élaboré au sein d un corpus considérable, consacre l’éclosion du plus brillant des talents, protéiforme et singulier l’avènement d’un phénomène.


Ce que j’en pense :
Commençons par les défauts de ce recueil : très souvent, les textes de Ken Liu ont un aspect prévisible, convenu ; il leur manque la part de mystère et de surprise qui font la différence. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles aucune de ces nouvelles ne m’a vraiment bluffée, tandis que j’ai été toute retournée par bon nombre des textes de Mélanie Fazi (comment ça je la cite tous les 3 articles, et alors c’est quoi le problème, c’est que ça fait trop longtemps que je n’ai pas parlé de Maïa Mazaurette ? ♥) ou de Lisa Tuttle que j’ai lus. Et pourtant Ken Liu est bel et bien un excellent nouvelliste, puisque dès les premières lignes il parvient à mettre en place un univers, une atmosphère, à poser ses personnages, pour ainsi créer des histoires riches malgré un nombre de pages réduit. Sur cet aspect d’ailleurs j’ai été épatée. L’auteur dispose de multiples cordes à son arc qui lui permettent de nous emporter dans des mondes, des ambiances, des cultures, voire des genres très variés d’une nouvelle à l’autre, ce que je trouve admirable. Et même si la manière de les faire évoluer manque parfois d’originalité, on sent que l’auteur a des messages à nous faire passer. Il nous propose de réfléchir à nos racines et à notre futur, à l’importance de la mémoire et de l’écriture, sur la valeur de la vie, sur les questions éthiques qui vont de pair avec les progrès technologiques et la recherche d’immortalité, ou encore la spiritualité au sens plus général.

Conclusion :
Tout cela se lit avec le plus grand plaisir.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les souvenirs
les carnets intimes
l’origine du monde
les conversations divines

SFFF & D. : item 18

Chine, Mongolie et Russie : souvenirs du transmongolien et du transsibérien

Ce qu’il faut savoir:
Le Transmongolien est une voie ferrée qui relie Pékin (Chine) à Oulan-Oude (Russie), sur la ligne du Transsibérien, en traversant la Mongolie et sa capitale Oulan-Bator.
La ligne a été construite entre 1949 et 1961. La voie est essentiellement unique en Mongolie (avec un écartement est de 1520 mm) et se double en Chine (1520 mm), ce qui oblige à un ajustement au passage de frontière. Pour cela chaque voiture doit être levée à son tour afin de changer les bogies, opération pouvant prendre plusieurs heures. La plupart des trains sont tractés par au moins deux locomotives et transportent chaque année plus de 4,1 millions de passagers.
Le Transsibérien est la voie ferrée de Russie qui relie Moscou à Vladivostok en une semaine, traversant 9 288 kilomètres et plus de 990 gares (en réalité une cinquantaine est régulièrement desservie). Son premier tronçon fut achevé en 1888, tandis que le plus récent date de 1916. Le train est parfois le seul moyen pour rallier les villages isolés de Sibérie. Il est surtout le plus économique et le plus fiable. Le train traversant plusieurs fuseaux horaires, l’heure de référence est systématiquement celle de Moscow (ce qui peut donner lieu à des horaires quelque peu farfelus).

Ce que j’en pense :
Le trajet que nous avons effectué traverse trois pays différents, dont les différences sont clairement marquées.
En Chine d’abord, un wagon à quatre places nous permettait une certaine tranquillité. Le train était assez confortable, avec un super wagon restaurant et des jolies couchettes. Le paysage quand à lui était très surprenant. Il ne cesse à aucun moment d’y avoir des constructions humaines et partout de grands immeubles émergent, 15 étages d’un coup au milieu de nul part. On constate le développement foudroyant du pays de ses propres yeux. Malheureusement, la présence des ordures est également incessante. Si en ville une horde de travailleurs ramassait frénétiquement les déchets, dans la campagne personne ne semble ce soucier de ce que les gens jettent par leurs fenêtres. Les paysans bêchent tranquillement à côté de sachets plastiques. Il est à espérer que le pays alignera bientôt en matière d’éducation écologique sont incroyable développement.
En Mongolie, le wagon restaurant est abandonné. Mais la vue est à couper le souffle. Comme dans un rêve, des plaines à pertes de vue ne semblent dérangées que par des troupeaux de vaches ou de chevaux à poils très longs. Parfois, une maison et sa Yourte viennent ponctuer le décors. Un début de neige suffit à parfaire la magie du lieu. Nous avons eu la chance d’assister à une course effrénée de quelques mongoles, lancés au galop sur leurs montures dont quasi aucune végétation ne venait troubler la visibilité. Par contre, les quelques arrêts dans des villes à l’air lugubre et sale ne nous on pas donnés envie de s’y arrêter plus longtemps.
Le train que nous avons pris en Russie, constitués de wagon dortoirs sans séparations oblige à une certaine proximité avec les locaux. Les rencontres sont facilités, avec les avantages et les inconvénients que cela inclut (en particulier lorsqu’il s’agit de passer 3 jours dans un lieu ne disposant pas de douches). Les paysages sont beaux mais monotones, incroyable sur une distance aussi longue : de la taïga, ponctuées de villages en bois aux toits colorés. Et c’est propre. Le réveil avec vue sur le lac Baïkal justifie à lui seul le voyage.

Conclusion :

Définitivement une expérience à vivre.

Chine : souvenirs de Shenzen, Canton et Pékin

Ce qu’il faut savoir :
A l’origine modeste village de pécheurs, la municipalité de Shenzhen est encore largement rurale jusqu’en 1979. Cette année là, une partie de son territoire acquiert le statut de zone économique spéciale dans le cadre de la politique d’ouverture aux investissements étrangers. Bénéficiant de sa position géographique privilégiée, elle connaît un essor économique et démographique spectaculaire. La croissance économique de Shenzhen est de 25,8 % par an en moyenne depuis 1980. Elle compte aujourd’hui plus de 10 millions d’habitants et constitue une des municipalités les plus riches de Chine. Elle fait partie de la mégalopole chinoise du delta de la Rivière des Perles.

Canton ou Guangzhou est la capitale de la province du Guangdong dans le sud de la Chine et abrite près de 12,7 millions d’habitants. La ville fut longtemps le siège des colons européens, idéale pour le commerce de part sa proximité avec Hong-Kong. En effet, elle fut l’un des cinq ports ouverts par le traité (inégal) de Nankin suite à la première guerre de l’opium. De nombreux vestiges coloniaux de cette époque sont encore en place aujourd’hui.
En plus de certains bombardement en 1958 (seconde guerre de l’opium), Canton eut également à subir une invasion japonaise en 1937. Mais de ce passé houleux, elle garde bien des traces, puisqu’elle a été l’une des premières villes à s’ouvrir aux investissements étrangers du début des années 1980.

Pékin ou Beijing, avec 19,6 millions d’habitants en 2010, est la capitale de la République populaire de Chine. Le parler pékinois forme la base du mandarin standard. D’abord ville périphérique de l’empire chinois sous les Han et les Tang, elle prend de l’importance lorsque les Jurchen, qui fondent la dynastie Jin et la désigne capitale en 1153. Le prince mongol Kublai Khan en fait de même sous le nom de Dadu (« grande métropole »), enfin les Ming y transfèrent leur administration en 1421, parachevant le choix de Pékin comme capitale de la Chine. Située à proximité de la Grande Muraille, Pékin abrite des monuments célèbres comme la Cité interdite et le Temple du ciel, qui sont inscrits au patrimoine mondial. De nombreuses réalisations architecturales et structurelles ont modifié la ville à l’occasion des Jeux olympiques dont elle a été l’hôte en 2008.

Ce que j’en pense :
Comblée par ma visite de Shanghai lors de l’exposition universelle 2010, j’avais hâte de retourner en Chine. Ma première surprise, alors que je pensais que Shanghai faisait office d’exception, fut de découvrir la modernité de bien des cités, dans un pays où les « petites villes » se comptent en millions d’habitants. Les villes semblent bouger autour de soi, tout à l’air de se construire et se développer à vitesse éclair. Que ce soit en musées, marchés médicinaux, ballades, parcs d’attractions, tours à n’en plus finir et surtout centres commerciaux, il y a de quoi faire. Sans compter sur toutes les variétés que l’on peut trouver d’une région à l’autre.
Le problème est la distance. Dans toutes ces citées, les transports en commun sont très développés. Les stations de métros, qui semblent pousser comme des champignons (alors qu’une seule station prend des années à sortir de terre chez nous), sont propres et modernes (merci à la ribambelle de personnes d’entretien). Malgré cela, il faudra facilement marcher 1km entre sa station et sa destination finale, ce qui donne largement l’occasion de perdre son temps et son chemin. Les problèmes de communications ne permettent par vraiment de demander sa route, ni de compenser par bus ou taxi. Bref c’est la galère l’aventure.
Par ailleurs, si l’excitation de se pays est très vive au début, après 3 semaines (ajoutées à un séjour à Hong-Kong) une baisse de motivation peu se faire sentir. Pour la raison évoquée ci-dessus d’abord, pour la nourriture ensuite (beaucoup trop d’épices et de viandes partout, que le riz ne parvient plus à combler sur le moyen terme) et enfin pour les habitants. Les chinois sont nombreux, très nombreux et ça se voit/sent. Heureusement, certain espaces offres un coin de paradis. Pékin en particulier semble si calme comparé à la fureur du sud (et son ciel est bleu! merci aux jeux olympiques qui ont déclenchés le déplacement des usines). Mais lentement et sûrement, un sentiment d’oppression s’est installé et à terme j’étais heureuse de pouvoir quitter la Chine (pour mieux y revenir plus tard, sans doute).

Conclusion :
Un pays fascinant et épuisant.

 Voir le programme du voyage ici, et .



Viêt Nam : souvenirs de Hồ Chí Minh, Huế et Hànội

Ce qu’il faut savoir :
L’histoire du nord du pays est fortement liée à celle de la Chine, qui le régit le pendant fort longtemps. Au centre, vivaient en relative autonomie le peuple cham, tandis qu’au sud, les influences les plus marquantes semble venir de l’Inde. Du XIVe siècle, jusqu’en 1945, on peut considérer que l’histoire du pays a été modelé par la succession des 13 souverains de la dynastie Nguyễn, aboutissant bon gré mal gré à une nation forte et unique. En 1854, les français débarquent. En 1983, ils ajoutent le sud du Viêt Nam (la Cochinchine) à leur territoire colonial. Cette période engendrera une forte montée de communisme dans le pays.
En 1941, en plein régime péténiste, le Parti communiste indochinois crée la ligue Việt Minh, dirigé par dont Hô Chi Minh. L’année suivante, le pays est divisé en deux zones de combats distinctes jusqu’en 945, lorsque Hồ Chí Minh proclame l’indépendance de la République démocratique du Viêt Nam. Dans les faits, la France occupe toujours le sud du pays, ce dernier faisant finalement appel à l’aide de la République Populaire de Chine. La séparation s’accentue, la population devant choisir entre le régime communiste du Nord (République démocratique du Viêt Nam) et nationaliste “chrétiens” du Sud (République du Viêt Nam), provoquant de vastes déplacements de populations.
La guerre du Viét Nam débute en 1955, qui connaîtra notamment la fameuse intervention américaine. Le 30 avril 1975, Saïgon tombe et est renommé après Hồ Chí Minh, donnant le nord vainqueur. Le gouvernement lance une campagne d’éradication du “capitalisme”, provocant la fuite de nombreuses personnes à l’étranger.
A partir de 1986, le marché et la production sont libéralisés, les relations diplomatiques étrangères s’ouvrent progressivement. Aujourd’hui, Le Việt Nam est officiellement une république socialiste.

Ce que j’en pense :
Comparé au Cambodge, le Viêt Nam paraît être un pays ultra moderne : routes goudronnées, rues éclairées, nombreux commerces et infrastructures. Plus riche, mais aussi plus agressif que son voisin, le pays semble véritablement en plein essor, même si le vent du communisme n’a pas fini de souffler.
Les mots qui reviennent le plus souvent concernant ce pays sont : scooters, rizières et Baie d’Halong. Tout est vrai. Réussir à traverser (plusieurs fois) une rue Vvetnamienne est une expérience incontournable. Impossible de louper les champs verts, qui bordent les routes dès la sortie des villes, mêmes s’ils ne constituent pas toujours les plus beaux paysages. Enfin, toutes les photos ne remplaceront pas la magie d’un soleil couchant sur la baie d’Halong vue de ses propres yeux, et ce même avec l’abondance de jonques pleines de touristes qui commencent à l’envahir. Mais ce ne sont que quelques uns des nombreux aspects que l’ont peut y découvrir, si diversifiés que je ne pourrait entrer dans le détail sans en écrire des pages. Nature, ville, culture, il y en a pour tous les goûts. Mais plus que tel ou tel musée, telle ou telle activité, c’est l’ambiance (ou plutôt les ambiances) de ce pays qui m’a séduite au point que je pense certainement y retourner une fois dans ma vie. Pourtant, on es bien loin du pays des Bisounours et de nombreuses déconvenues sont venues ponctuer se séjour, tant au niveau des habitudes locales que de l’accueil, qui réservent le pire comme le meilleur. Ce qui est certain, c’est que c’est un pays vivant. A noter que la délicieuse nourriture, que je place à ce jour comme la meilleure cuisine asiatique, participe probablement à cette opinion positive.

Conclusion :
Un pays fait pour l’aventure !

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Cambodge : Souvenirs de Siem Reap, Sihanoukville et Phnom Penh

Ce qu’il faut savoir :
L’histoire du Royaume du Cambodge commence aux environs de 3500 av. J.C. avec les peuples Môns et Khmers. Bien que tout ce petit monde finisse par se ranger à l’hindouisme, les pouvoirs restent décentralisés en différents royaumes.
Ce sera finalement Jayavarman II qui unifiera le pays, lorsqu’il se proclame roi en 802, marquant le début de l’apogée de l’immense empire Khmer. La capitale Angkor est aujourd’hui le témoin du grandiose des rois qui se sont succédés à sa tête. La période a vu, d’un souverain à l’autre, la religion d’état balancer entre hindouisme et bouddhisme, chacun tenant à marquer son passage par des temples toujours plus majestueux que ceux de son prédécesseur. Malgré une grande avancée technologique, c’est précisément cette frénésie constructrice qui causera la perte de l’empire, (au 15e siècle) Indravarman III tarissant bel et bien les ressources financières et humaines du pays. S’ensuivra une longue période mouvementée, durant laquelle siams et vietnamiens se disputent et se partagent le royaume.
Les français viennent mettent tout le monde d’accord en 1863, ajoutant le Cambodge à leur collection de colonies asiatiques (et profitant de l’occasion pour ressortir Angkor des jungles qui l’avaient englouties). Mais sous la pression des japonais durant la grande guerre, ils devront se résoudre à “rendre” le pays et négocieront l’indépendance avec le leader Sihanouk en 1953. Ce dernier se révèle fort inconstant et rarement bon décisionnaire, mais grâce à un charisme incroyable, ne perdra jamais l’estime du peuple. C’est notamment la position floue qu’il choisira d’adopter vis à vis de la guerre du Viêt Nam, qui donnera accès au pouvoir aux tristement célèbres Khmers rouges. Ils installent un régime plus qu’autoritaire en 1975, qui mettra à feu et à sang sa propre population pendant 3 longues années. Aujourd’hui, le pays est encore tenus par certains dirigeants de l’époque. Le pays se reconstruit tant bien que mal, dans une situation où les droits de l’homme peuvent commencer à exister, mais où la corruption est encore dominante.

Ce que j’en pense :
Le Cambodge est un pays qu’il faut absolument voir un jour dans sa vie.
Les temples d’Angkor a eux seuls valent le déplacement. Rien que la sensation fabuleuse de se sentir un peu dans la peau d’Indiana Jones (ou de Lara Croft) découvrant les ruines et les trésors de civilisation perdues… tout un programme.
Du côté de Sihanoukville, l’invasion a commencé et on peut se demander un instant si le bus ne nous a pas déposé par erreur en Australie. Certes les riels cambodgiens sont toujours acceptés (mais les dollars aussi), mais la population habituelle est brusquement remplacée par des horde de plongeurs en furie (très mous en journée et très bourrés en soirée) et des demoiselles trop blondes, trop bronzées et surtout trop peu vêtues. Pourtant le charme du Cambodge est toujours là, bien caché entre les branches des forêts de mangroves du Ream national park ou dans les eaux claires des petites îles paradisiaque qui bordent le continent.
Phnom Penh, enfin, que l’on décrit souvent comme ayant “un certain charme désuet”, se révèle être une capitale résolument moderne (comparée au reste du pays, certes), et très agréable à découvrir. Au delà de toutes les visites possibles, elle permet par exemple de déguster les jus de fruits (très) frais qui font la joie des papilles dans ce pays, tout en étant dans un endroit climatisé (en principe ce n’est pas le genre de détail que j’apprécie, mais quand il fait à ce point chaud, on le vit presque comme une récompense suprême).
Trois endroits, très différents, très complémentaires, qui raviront les amoureux de la natures comme les désireux de culture.
Et puis il y a bien sûr toute la réflexion que l’on peut avoir lorsque l’on s’intéresse aux événements pas si lointain qui ont frappés le pays, de réaliser que tous ces gens si souriants et si agréables ont pu faire partie de cette page d’histoire (d’un côté ou de l’autre de la scène), et surtout de constater cette faculté si rapide à “s’en remettre”. C’est fou.

Conclusion :
Impossible de ne pas trouver son bonheur au Cambodge.

Voir le programme du voyage.


 

Chine : souvenirs de Hong-Kong

Ce qu’il faut savoir :
Hong Kong, ou « port aux parfums » est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine (depuis 1997) et abrite sept millions de Hongkongais. Elle obéit au principe de « un pays, deux systèmes », qui lui permet de garder sa relative autonomie jusqu’en 2047.
Région resté quasiment à l’écart des tumultes mondial jusqu’en 1840, c’est avec l’arrivé des colonies anglaises qu’elle a commencé à attirer l’attention sur son sort. En effet, sa position géographique et ses ports à eaux profondes, à toutes les qualités pour attirer les commerces maritimes. Profitant (doublement) des deux guerres de l’opium (traité de Nankin en 1842, puis en 1860), les britanniques s’attribuent l’ile, puis une partie de territoire terrestres. Durant ce temps, Hong Kong se peuple (de nombreux expatriés européens, mais aussi d’immigrés chinois) et s’enrichie (même si la population reste assez pauvre) à grande vitesse. En 1898, l’Allemagne, la France et la Russie acquièrent également des droits sur différents territoires chinois.
Hong Kong compte 1,6 million d’habitants en 1941, lorsque le territoire est envahi, puis occupé, par les forces japonaises, qui mettront à sac le territoire. L’essor économique ne reprendra qu’en 1960, en particulier grâce aux activités textiles, puis financières.
Les Nouveaux Territoires ayant été cédés pour 99 ans (seulement), ils sont revenus à la Chine en 1997, date à laquelle le Royaume Unis rétrocède également (généreusement) l’ensemble de la région hongkongaise, sous couvert que soient maintenus les systèmes économiques et législatifs, et le mode de vie hongkongais pendant 50 ans.


Ce que j’en pense :
Hong-Kong est unique. Il est vrai qu’elle a offerte à la voyageuse asiatique que j’étais un certain ilot de réconfort, un retour à des choses connues qui font « comme à la maison » (même cela signifie s’offrir le luxe d’un Frappucino chez Starbucks ou rêver d’aménagement en arpentant les pièces témoins chez Ikéa. Pas vraiment le retour en France non plus). Tout aussi agréable est le fait de pouvoir prendre le métro en achetant son billet à la machine, sans avoir à négocier le prix de son tuk-tuk – donc sans risque de se faire arnaquer. Et puis tout est propre. Et puis les musées sont merveilleux, grands, agréablement bien pensé et enrichissants, presque gratuits et – oh comble du bonheur – entièrement traduits en anglais.
Mais l’illusion de confort fut de courte durée, car Hong-Kong n’est pas exemptes de ses démons, le luxe appelant indubitablement le vice. Un premier indice fut l’omniprésence de néons et lumières. C’est coloré, c’est joli, oui, mais cela révèle surtout d’un grand nombre de magasins. La ville en est littéralement submergée. Les trottoirs jonchés et les dix centres commerciaux géants par quartier n’y suffisant pas, restaurants et boutiques squattent également les étages du moindre immeuble. C’est à se demander où dorment tous les gens supposés acheter. La réponse est : dans des toutes petites mini chambres (à prix exorbitants) agglutinés dans des hôtels ayant dû se partager les étages des immeubles restant. Si cette vision de la surconsommation pourrait faire rêver tout fanatique de shopping, elle m’a très rapidement parut oppressante et même écœurante. De nombreux parcs, pourtant grands et fleuris, tentent bien de remplir cette fonction d’antidépresseurs, mais le répit est de trop courte durée.


Conclusion :
Si je suis ravie d’avoir pu voir cette ville de mes propres yeux, d’appréhender sa situation historique (la période de la colonisation ou des guerres d’opium valant bien de s’y intéresser) et d’avoir pu y faire (tout de même) quelques achats, je pense que je ne suis pas prête d’y retourner.

Voir le programme du voyage.


Thaïlande : Souvenirs de Bangkok

Ce qu’il faut savoir :
Bangkok, ou de son petit nom complet กรุงเทพมหานคร อมรรัตนโกสินทร์ มหินทรายุธยา มหาดิลกภพ นพรัตน์ราชธานีบุรีรมย์ อุดมราชนิเวศน์มหาสถาน อมรพิมานอวตารสถิต สักกะทัตติยะวิษณุกรรมประสิทธิ์, ce qui peut se traduire par Ville **tout plein d’adjectifs** construite par Vishnukarn.
Mais les thaïlandais la surnomme plus simplement Krung Thep, le terme de Bangkok n’étant en réalité que la dénomination officiellement reconnue par le reste du monde. L’origine de cette aberration semble provenir de l’ancienne appellation de la petite ville de province qui se trouvait à cet endroit auparavant (les étrangers ayant persisté à ne pas constater le changement).
En effet, jusqu’au 18es la vraie star du pays était la ville d’Ayutthaya (capitale du Royaume du même nom, sous le règne duquel se constitua le territoire actuel), située plus au nord. Lorsque le Royaume d’Ayutthaya s’effondre, Rama I, premier monarque de la dynastie Chakri prend la succession du pouvoir. Il fonde l’heureuse Bangkok le 21 avril 1782 et la désigne capitale. A noter que l’histoire de cette dynastie est toujours en cours d’écriture, le très aimé Rama IX étant sur le trône depuis 1927.
Si la ville réussi plutôt bien à se faire un nom au niveau international (notamment grâce à son immense aéroport), ce n’est pas sans quelques  contraintes techniques. Pollution de l’air aussi bien que sonore et une circulation plus qu’anarchique (que le développement des transports en commun, dont quelques lignes de métro, tente de pallier), sont son lot quotidien. De plus, construite sur une zone marécageuse, les nombreux canaux limitent les possibilités d’aménagement et de construction (les alluvions gorgés d’eau se révèlent à la moindre tentative de creuser). Cela dit, Bangkok est aujourd’hui l’une des mégalopole les plus vastes du monde, avec une superficie de 1 568,7 km2, au sein de laquelle vivent plus de 8 millions de personnes.
Ce que j’en pense :
Deux séjours successifs permettent deux visions différentes d’un même endroit. Le premier passage, surtout concentré au coeur du quartier historique montre une ville très « Asie grouillante”. Autrement dit, elle est fourmillante, bruyante et pas forcement très à cheval sur l’hygiène, mais également colorée et fascinante, remplies de mille trésors cachés à chaque coin de rue. De même, le contraste entre les lieux “publics” et les monuments et places officiels (imposants, étincelants et forcement un peu impressionnants) me parait typique. Le second passage, qui permet de parcourir également les quartiers plus modernes, montre cette fois une “Asie comtemporaine”. Les petites rues sinueuses laissent place aux grandes tours et aux centre commerciaux ultra-modernes, où les styles vestimentaires se font plus travaillés, les bouquineries multilingues fleurissent et le type caucasien n’est plus si rare. Cette Bangkok là est définitivement au centre du monde.
Ainsi comment ne pas succomber ? Certes, le charme de la cité ne saute pas aux yeux dès premier regard (quoi que la vaste offre de massages thaïe à prix mini aux abords de Khoasan Road laisse présager d’un séjour sympathique), mais se révèle au fur et à mesure que l’on la découvre. Envies de culture, d’histoire, d’authenticité, d’ouverture ou juste de shopping, toutes sauront être satisfaites.
Conclusion :
Si comme moi vous aimez les grandes villes, Bangkok est faite pour vous 🙂

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