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Mark Burton et Richard Starzak : Shaun le mouton (Shaun the Sheep Movie)

Ce que le synopsis nous dit :
Lorsque qu’une blague de Shaun entraîne accidentellement le fermier jusqu’à la Grande Ville, Shaun, Bitzer et le reste du troupeau se retrouvent embarqués dans une aventure complêêêêtement inattendue en plein grande ville… Shaun arrivera-t-il à retrouver le Fermier dans cette ville étrangère et inconnue avant de s’y perdre pour toujours ?

Ce que j’en pense :
Je ne l’aurais pas pensé a priori, mais Shaun le mouton s’est révélé être l’un des meilleurs films que j’ai vu depuis le début de l’année. Enfin un vrai divertissement qui permet de passer un bon moment, enfin un film drôle, devant lequel on rit (on rit vraiment, à de nombreuses reprises, et pas un simple sourire esquissé de temps à autre), dont on sort de bonne humeur.
Adapté à tous les publics, les petits comme les grands, j’ai aussi apprécié le message universel proposé : si les protagonistes peuvent avoir des dialogues, ils n’utilisent pas de langue à proprement parler pour plutôt s’appuyer sur des mimes, des expressions, des images, ce qui est à mon sens est plus parlant que tous les mots du monde.
A l’heure de la prolifération de la 3D, Mark Burton et Richard Starzak prennent le contre-pied et se délectent des possibilités de la 2D, jouant avec la perspective pour créer du comique de situation. Et, on ne la dira jamais assez, qu’est-ce que c’est drôle…

Conclusion :
Tout simplement hilarant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sacs à dos
les sauts
les regards fixes
les coupes de cheveux


Derek Cianfrance : The Place Beyond the Pines

Ce que le synopsis nous dit :
Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…

Ce que j’en pense :
Derek Cianfrance nous propose un découpage original, en trois parties quasi distinctes, qui peut être un peu déroutant mais fonctionne très bien. Si le genre en est totalement différent, on y retrouve un peu ce principe utilisé dans Cloud Atlas sur les conséquences de nos actions présentes sur le futur. Pour ma part j’apprécie toujours autant.
The place behond the pines  est un film prenant, porté par d’excellents acteurs et pas seulement ceux se trouvant sur l’affiche, sur laquelle Dane DeHaan par exemple aurait eu le mérite de figurer. Et il faut bien avouer que Ryan Gosling transcende complètement son rôle (je m’apprête à me faire des ennemis mais je l’ai trouvé bien meilleur, car offrant un plus large palette de – très justes – sentiments, que dans Drive).
Le film se repose beaucoup sur une ambiance particulière, qui reste à fil tendu tout au long de la séance. Il s’agit d’une vision de la vie, de certaines vies en tout cas, par vraiment fatidique mais un peu dérangeante, qui laisse une sensation étrange même après le retour à la réalité.

Conclusion :
Un film prenant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les caravanes
– les lunettes de soleil
– les sacs à dos
– les boites de rangement

Dustin Hoffman : Quartet

Ce que le synopsis nous dit :
À Beecham House, paisible pension au cœur de la campagne anglaise qui accueille des musiciens et chanteurs d’opéra à la retraite, le bruit court qu’une nouvelle pensionnaire arriverait sous peu. Et ce serait une diva ! Pour Reginald, Wilfred et Cissy, le choc est grand lorsqu’ils voient débarquer l’impétueuse Jean Horton, avec laquelle ils triomphaient sur les scènes internationales des années auparavant. L’ambition de Jean et son ego démesuré avaient alors ruiné leur amitié et mis un terme au mariage qui la liait à Reginald. Malgré les vieilles blessures, Reginald, Wilfred et Cissy mettront tout en œuvre pour convaincre Jean de reformer leur célèbre quatuor à l’occasion du gala annuel de Beecham House.

Ce que j’en pense :
Un joli petit film, qui porte le spectateurs au fil de ses mélodies. Le déroulement est certe assez attendu, l’histoire s’écoule doucement, mais peut importe lorsque le temps qui passe apparaît dans toute sa vérité. Celui ci appose sans scrupule sa marque sur les corps et les esprits, il donne aux colères l’occasion de se renforcer mais aussi au pardon de s’installer, aux générations de se rencontrer ou encore aux amoureux de se retrouver. Impartial et généreux, le temps ne peux nous offrir que ce qu’il est, avec tous ses défauts et toutes ses qualités. La musique en est le rythme.
J’ai beaucoup apprécié que la plupart des intervenant de Quartet soient de vrais musiciens, tandis que parmi les acteurs professionnels c’est le jeu de Pauline Collins qui m’aura le plus touché.

Conclusion :
Un joli film qui ne changera pas le cours de nos vies mais a le mérite d’exister.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les sacs à mains
– les hortensias
– les boutonnières
– les baladeur CD

David O. Russell : Happiness Therapy (Silver Linings Playbook)

Ce que le synopsis nous dit :
La vie réserve parfois quelques surprises…
Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Ce que j’en pense :
Comparé à l’attente que j’en avais, Happiness Therapy m’inspire de nombreuses critiques, à commencer par sa longueur totalement injustifiée (ma voisine de droite s’est endormie un bon quart d’heure vers le milieu du film et n’a eu aucun mal à récupérer le fil de l’action). Ne s’agissait pourtant pas d’une comédie romantique (l’une des grandes forces de ce film) à proprement parler, il est dommage que tant d’éléments soient prévisibles.
Enfin, le choix d’une actrice de 22 ans pour incarner une veuve qui se lie d’affection pour un homme de 38 ans n’est pas très crédible, même avec le talent des deux protagonistes.
Ce choix sur le fil du rasoir entre drame et romance est assez plaisant, même s’il est dommage que l’aspect psychologique du personnage de Patrick n’ai pas été plus travaillé. Celui de Tiffany parait finalement beaucoup plus présente et original, se sont sur elle que reposent les scènes fortes. Le film ne devient d’ailleurs intéressant que dès lors qu’elle entre en scène. Si mes espérances n’ont pas été comblées, j’ai tout de même passé un bon moment (et je n’ai même pas eu sommeil).

Conclusion :
Moins bien que prévu mais aucun regret à l’avoir vu.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les céréales
– les sacs plastiques
– les mouchoirs
– les iPods


Haruki Murakami : 1Q84 (3 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
C’est l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans. A l’époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d’une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d’événements, de dates en rapport avec l’Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l’autobiographie d’une jeune fille qui a échappé à la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l’âge d’un an et demi.
Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

Ce que j’en pense :
Il m’a semblé que cette nouvelle oeuvre d’Haruki Murakami avait beaucoup fait parler d’elle que les précédentes (ou bien est-ce seulement que le budget communication était plus élevé). Et c’est vrai qu’elle a quelque chose de différent, même un peu déroutant. Tout d’abord, par son découpage, la pluralité des personnages principaux et surtout que l’un d’entre eux soit une femme (l’auteur a peut-être déjà tenté l’expérience auparavant, mais je n’ai lu ce cas de figure).
Le sujet abordés sont également nouveaux, avec des points de vue sur des sujets de sociétés plus tranchés que d’habitude. Pas inintéressant du tout.
Mais l’on retrouve aussi certains points plus familiers de l’auteur, tel que ce style si envoûtant, la présence de fantaisie toujours si bizarrement appropriée et surtout toutes ces questions restées sans réponses parce que finalement ce n’est pas si important.
Si le titre fait sans conteste référence au livre d’Orwell, ce qui est tout à fait justifié dans les deux premiers volumes, le dernier volet m’a finalement pensé à l’oeuvre de René Barjavel, La nuit des temps.
Mais au final, je dirais tout de même que j’ai moins aimé 1Q84 que tout ce que j’avais pu lire précédemment par Haruki Murakami. Peut-être que trop de genre différents ont été abordés, peut-être qu’à mon goût la tournure policière ne convient pas ici. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, juste un vague sentiment, bien présent, mais pas aussi fort qu’avant.

Conclusion :
Un auteur fabuleux, avec de solides références en littératures, qui ne cessera de nous surprendre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les petites choses
– les toboggans
– les sacs
– l’utilité des objets qui apparaissent