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Jeanne-Marie Leprince de Beaumont : La Belle et la Bête et autres contes

Jeanne-Marie_Leprince_de_Beaumont _La_Belle_et_la_BêteCe que l’éditeur nous dit :
Venue se livrer à la Bête pour sauver son père, la Belle finit par aimer le monstre qui se révèlera alors être un beau prince ensorcelé… Tout le monde connaît l’une ou l’autre des adaptations de ce célèbre conte sous forme de film ou de dessin animé. L’histoire imaginée par Madame de Beaumont est devenue mythique. Elle glorifie la « beauté intérieure » qui peut exister dans l’être le plus laid, voire terrifiant, et la valeur de ceux qui, comme la Belle, savent aller au-delà des apparences. Une histoire à vocation édifiante, donc, qui doit son succès au sujet comme à la manière dont il est traité : le merveilleux est constamment présent, et la structure du récit, avec la succession d’épreuves dont l’héroïne doit triompher, reprend celle des récits traditionnels. Un très beau texte devenu un grand classique.

Ce que j’en pense :
En lisant ce recueil, j’avais évidemment les images de sa version Disney. Les studios ont fait un excellent travail, car le récit originel ferait presque pâle figure face à son adaptation. Des différentes nouvelles que recense ce bouquin, chacune d’elle était une variante plus ou moins fidèle la première, c’est pourtant la plus riche et la plus élaborée. C’est peut-être l’époque qui veut cela, mais j’ai trouvé ces histoires bien succinctes et me demande comment elles ont pu à ce point marquer les esprits et encore moins enseigner quoi que ce soit à des jeunes filles de bonnes familles. J’en aurais au moins appris un peu plus sur cette chère Madame Leprince de Beaumont, grâce aux clés de lectures offertes pour cette édition, qui a pensé ces contes dans un but tout à fait intéressé : celui d’éduquer aux bonnes manières, avec des valeurs telles que la gentillesse, l’altruisme et la modestie. D’ailleurs les différents auteurs s’étant ici prêtés à l’exercice n’ont montré aucune pitié pour le sors des deux soeurs de Belle, dont la vanité sera largement sanctionnée !

Conclusion :
J’aurais largement préféré la version Disney, mais c’était si vite lu…

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3-C3A9toiles

Nabil Ayouch : Much Loved

Ce que le synopsis nous dit :
Marrakech, aujourd’hui. Noha, Randa, Soukaina et Hlima vivent d’amours tarifées. Ce sont des prostituées, des objets de désir. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant.

Ce que j’en pense :
Un film sur la prostitution, au Maroc, on se doute qu’il y aura des moments pénibles, que tôt ou tard cela va tourner au vinaigre. Heureusement, Nabil Ayouch a su éviter les stéréotypes et nous proposer une oeuvre fort subtile. L’accent principal n’est pas tant mis sur les difficultés quotidiennes rencontrées par ces femmes, que sur la force et le courage avec lesquels elles savent y faire face. Elles font tout leur possible pour ne pas se comporter comme des victimes, mais pour vivre, restées fières, soudées, malgré le peu de considération et d’estime que la société leur prête.
A la suite de cette séance, la lecture d’une interview de Loubna Abidar, Noha à l’écran, m’aura fait prendre conscience également du courage qu’il aura fallu aux actrices pour accepter ces rôles : provocation, nudité, sexualité… si l’intention de Much Loved est de dénoncer, il est facile de penser que la représentation publique de ces éléments va à l’encontre d’une certain bienséance. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour aller vers un monde plus tolérant, plus égalitaire, pour les femmes et pour les hommes.

Conclusion :
Une invitation à prendre conscience, mais aussi à apprécier sa propre chance.

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