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Luc Besson : Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes

Ce que le synopsis nous en dit :
Maltazard a réussi à se hisser parmi les hommes. Son but est clair : former une armée de séides géants pour imposer son règne à l’univers.
Seul Arthur semble en mesure de le contrer… à condition qu’il parvienne à regagner sa chambre et à reprendre sa taille habituelle ! Bloqué à l’état de Minimoy, il peut évidemment compter sur l’aide de Sélénia et Bétamèche, mais aussi – surprise ! – sur le soutien de Darkos, le propre fils de Maltazard, qui semble vouloir changer de camp.
A pied, à vélo, en voiture et en Harley Davidson, la petite troupe est prête à tout pour mener le combat final contre Maltazard. Allumez le feu !

Ce que j’en pense :
Décidément, ce film ne s’appuie que sur la renommée (et la bourse) de son réalisateur pour justifier son existence. C’est une histoire on ne peut plus commune, caractérisées par l’absence d’action et de rebondissement.
La plupart des scènes reposent sur les circonstances créées par la petite taille des Minimoys. Par exemple, les héros passent 20 bonnes minutes dans la chambre d’Arthur, à essayer tous ses jouets : amusant, mais pas indispensable à l’avancée de l’intrigue. Le comble est atteint avec les dialogues, qui battent le record du mauvais. Nous seulement les phrases échangées sont banales, mais en plus elles sont souvent répétées à plusieurs reprises. Cela conviendra certainement aux plus jeunes, mais ne propose pas de double lecture pour les plus grands, ce qui est assez dommage pour un film de cette envergure.
Pour ma part j’ai assez souvent ri de la nullité générale et ai apprécié de retrouvé les doublures de Gérard Darmon et Marc Lavoine. Pour ceux qui n’ont pas vu les deux premiers épisodes, le mot exact est « consternation ».

En conclusion :
A voir pour compléter la trilogie, sinon mieux vaut passer son chemin.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
–  Le miel
–  Les moustiques
–  Les égouts
–  Les trains électriques

Xavier Beauvois : Des hommes et des dieux

Ce que le synopsis nous en dit :
Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L’armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

Ce que j’en pense :
A travers ce récit inspiré de fait réels, Xavier Beauvois rappelle que la guerre ne se résume pas aux méchants contre les gentils. C’est certes l’affrontement de deux camps, mais c’est aussi tous ceux qui en subissent les conséquences. Ici ce sont les moines et surtout la population algérienne, qui sont les acteurs forcés de ces événements.
On ressent et on comprend dans ce film tout l’attachement que les moines pouvaient éprouver envers ce pays et ces habitants.
Le pays y est très mis en avant : ses hommes, ses cultures, ses paysages, son soleil, etc. Le contraste est absolument frappant entre la beauté des panoramas algériens et l’austérité du monastère. De même le silence est mis en opposition avec les chants religieux.
Beaucoup de bonnes idées, des scènes fortes, portés par d’excellents acteurs.
Seul bémol, la fin qui se laisse désirer. Plusieurs moments annoncent la chute avant que celle-ci ne surviennent réellement, ce qui est assez perturbant. Peut être est ce pour nous faire sentir tout le poids de l’imminent destin qui attend ces moines. Finalement, ils disparaissent de notre champ de vision, sans que personne ne sache ce qu’il s’est ensuite passé. L’image est bien choisie.

En conclusion :
Un beau film.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– L’Algérie
– La vie monacale
– La production de miel
– Les bougies