Étiquette : français

Tommy Wirkola : Seven sisters (What Happened to Monday?)

Ce que le synopsis nous dit :

2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…
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Laurent Gounelle : 3 oeuvres

Et tu trouveras le trésor qui dort en toi

Pendant longtemps j’ai soigneusement évité Laurent Gounelle, que je rangeais dans la catégorie des “Marc Levy” (ouais c’est une catégorie maintenant, vous ne saviez pas ?). Je pensais que c’était du “roman de gare” (ça, ça existait déjà avant), vite écrit, vite lu, vite oublié. Et puis plusieurs personnes de confiance m’ont conseillé d’essayer, dans une période où je cherchais justement quelque chose de léger à lire. Je me suis donc lancée. J’ai été vraiment épatée par la qualité de réflexion que j’y ai découvert ! Certes l’écriture n’est pas extravagante (donc facile à lire, pour cela j’ai été servie) et le personnage principal un peu caricatural au premier abord. Mais Laurent Gounelle a eu la bonne idée de ne pas en faire des tonnes, ni de tomber dans les schémas stéréotypés, cette Alice n’était finalement que le support de la réflexion de l’auteur. D’ailleurs son histoire à elle passe un peu au second plan, nous épargnant le retournement de situation facile. Idem pour la personne du prêtre, que l’on suit sans trop s’y attarder (les scènes dans le confessionnal sont vraiment instructives). Ce dont Laurent Gounelle nous parle vraiment c’est l’égo. L’analyse et surtout la comparaison qu’il fait des différentes religions est franchement bien menée (sans rentrer dans du complexe non plus), avec plus d’une illustration pertinente. Bref, j’ai appris des choses, sur la vie et sur moi-même. Chapeau !

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Le jour où j’ai appris à vivre

Galvaudée par ma rencontre avec Laurent Gounelle et ayant toujours l’esprit trop chargé pour des lectures “difficiles”, j’ai quasiment tout de suite enchaînée avec un second roman de son cru. Si le fond était un peu moins intense que pour Le trésor qui dort en toi, j’y ai trouvé également plus d’une idée pertinente. Encore une fois, le personnage principal sert surtout de support pour faire passer des réflexions, même si dans ce cas on suit d’un peu plus près son parcours (avec certains retournements de situations tout à fait attendus cette fois). Mais j’y ai plus vu une illustration de la manière dont on pouvait influencer sa vie, qu’un simple laisser-aller à la facilité. Oui, nous avons le pouvoir de rendre nos vies meilleures, il suffit de le décider et de passer à l’action. Si l’effet wahou était moins présent que pour l’autre ouvrage, j’ai également été ravie de cette lecture.

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Le Philosophe qui n’était pas sage

Alors là, peut-être que c’était la lecture de trop, mais je pense que je n’aurais de toute manière pas aimé ce roman même si je l’avais lu à un autre moment. Ici encore, le personnage principal n’est pas forcément celui que l’on pense, sauf que cette fois on finit par franchement se focaliser sur un second, le chef des guides, qui décide qu’il va pourrir la bonne humeur et la soi-disant “naïveté” d’une communauté indienne. J’ai lu peut-être un tiers du bouquin, avant de l’abandonner complètement furax. Oui, cela m’a énervée de voir cet acharnement à faire le “mal”. Je me doutais bien de la suite des événements et surtout je voyais très bien où l’auteur voulait en venir (on revient à cette histoire d’égo), merci, mais le processus ne m’a absolument pas plu. Sur Babelio, c’est le livre de l’auteur le moins bien noté à ce jour et je comprends pourquoi !

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Mirion Malle : 2 oeuvres

Commando culotte

Ici Mirion Malle s’attaque à la pop-culture, en nous donnant son analyse [féministe] de certains films et séries triés sur le volet. Son point de vue est souvent très intéressant, car sans en faire des caisses, ni chercher la petite bête, elle ouvre les yeux sur de nombreux aspects. Et cela est d’autant plus pertinent que cette fameuse culture a une vraie force de persuasion, d’orientation dans nos façons de voir le monde et plus particulièrement les rapports hommes/femmes. En analyse des œuvres très connues (notemment Game of Throne) et d’autres un peu moins, qui rendent l’ouvrage et les exemples compréhensibles du plus grand nombre. Le trait n’est pas des plus beaux, mais peu importe car en tant qu’outil d’expression il fait très bien le job. J’ai apprécié qu’elle alterne entre des “dénonciation”, mais également de “bons” exemples. Tout n’est pas noir ou blanc. Bref, à lire !  Vous pouvez aussi aller directement le blog de Marion en cliquant ici.

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(Aparté)

Sur le sujet du rapport entre la culture et les rapports hommes/femmes, je vous propose notamment ce TED talk (il y en a d’autres) :

Intimité amoureuse

Ce très court recueil de BD a été écrit avec Thomas Mathieu, l’auteur du bouleversant les Crocodiles (si ce n’est pas encore fait, lisez tout de suite cette BD indispensable). Accessoirement, c’est aussi son amoureux et ils ont décidé de collaborer sur cette oeuvre. Celle-ci ne me laissera pas un souvenir impérissable, même si j’étais contente de pouvoir en savoir plus sur deux dessinateurs que j’apprécie. Ils nous décrivent certaines situations du quotidiens, notamment leur rencontre et les débuts de leur couple, tout cela étant très très orienté sur le sexe et les gros sens de l’héroïne. Mon chéri l’a lu avant moi et quelques scènes l’ont amusé, car il nous y a reconnu. Je ne vous dirai pas lesquels, mais effectivement il y a une certaine banalité dans tout cela.

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Stephan Streker : Noces

Ce que le synopsis nous dit :

Zahira, belgo-pakistanaise de dix-huit ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Ecartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son grand frère et confident, Amir.

Ce que j’en pense :

Ça c’est un film surprenant, qui reste. Plus le temps passe, plus je suis contente de l’avoir vu. Le génie tient ici aux différents tons employés, qui se marient à merveille. C’est une histoire dure, dramatique même, mais dont le ton n’est pas lourd. Il est parfois léger (les folies de l’adolescence), souvent drôle par l’absurde (les échanges skype à eux tout seuls valent le détour). Les différents points de vue sont bien expliqués et présentés, comme par exemple l’explication du père qui pense (peut-être à raison), que de nombreuses femmes célibataires en France ne sont pas heureuses. Je ne suis bien sûr pas en accord avec la solution qu’il propose (le mariage forcé et tout ce qui s’ensuit), mais j’admets qu’il y a du sens dans cette réflexion.
Ce n’est pas un film dur à regarder, mais dont le message de fond passe. Je le recommande grandement.

Conclusion :

Un film très puissant, traitant avec une grande finesse un sujet difficile.

À voir si vous voulez en savoir plus sur :

le mariage forcé
la culpabilité
la notion de bonheur
le chantage affectif

Pénélope Bagieu : Culottées, tome 1

Ce que l’éditeur nous dit :

Margaret, actrice « terrifiante », spécialisée à Hollywood dans les rôles de méchante ; Agnodice, gynécologue de l’Antiquité grecque qui dut se déguiser en homme pour exercer ; Lozen, femme apache, guerrière et chamane ; Annette, sirène australienne qui inventa le maillot de bain féminin… Pénélope Bagieu brosse avec humour et finesse quinze portraits de femmes, combattantes hors normes, qui ont bravé la pression sociale de leur époque pour mener la vie de leur choix.
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Yasin Dali : Le mangeur de planètes

Ce que le synopsis nous dit :

Une créature galactique dont l’activité principale consiste à se nourrir de matière arrive par hasard aux abords d’une extraordinaire planète bleue. Alors qu’elle est d’abord encline à la dévorer, une suite de mystérieux événements l’amèneront à y atterrir sous une forme complètement inoffensive. Jusqu’au jour où le jeune et turbulent Rod se l’approprie de manière inattendue. Ses pouvoirs destructeurs referont lentement surface, mettant en péril l’équilibre même de la planète.
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Claude Barras : Ma vie de Courgette

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Ce que le synopsis nous dit :

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

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Pierre Bottero : Le Pacte des MarchOmbres, tome 2 – L’envol

Ce que l’éditeur nous dit :

Encore apprentie marchombre, Ellana est chargée par Jilano, son maître, d’une mission à haut risque : escorter une caravane au chargement précieux et mystérieux. Mais au fi l de ses rencontres, Ellana peine à identifi er ses véritables ennemis, la voie tend à se dérober devant elle et les choix qui engagent sa loyauté et ses sentiments se révèlent périlleux…

Le Pacte des Marchombres invite le lecteur à pénétrer dans les arcanes d’une guilde aux pouvoirs extraordinaires, et à suivre le destin d’Ellana Caldin, héroïne prodigieuse par sa psychologie, ses exploits physiques et son insatiable goût de la liberté.

Ce que j’en pense :

Second volume de la série consacrée à Ellana, nous retrouvons notre héroïne qui poursuit son apprentissage. Le domaine sentimental en particulier y est plus largement exploré, âge oblige…  J’ai trouvé ce tome un peu plus inégal, avec certains passages qui ressortent du lot et tandis que d’autres sont plus en longueur. Les valeurs qui sont transmises sont plus approfondies également, telles que le fait de réfléchir par soi-même, trouver sa propre voie et sa liberté ou encore essayer de devenir une meilleure version de soi-même, plutôt que de se lancer dans des compétitions/comparaisons stériles. Des valeurs que je trouve assez sympathiques. Par contre, je trouve dommage que dans la plupart des situations, se soit par la violence et les démonstrations de forces (ou de souplesses/agilité, en tout cas toujours physiquement) que les personnages principaux se défient de leurs ennemis. Le fait de casser la figure à des inconnus devient même une sorte de jeu, un banal exercice d’entrainement. Alors, oui, c’est une « faible femme » (c’est du moins ce que pensent les gros lourdauds qui croisent son chemin, juste avant de se prendre une raclée) qui fait preuve de supériorité physique, montrant de la gent féminine aussi à du fil à retordre, mais je trouve que cela ne suffit pas à justifier l’utilisation systématique de cette méthodologie et en ce gens je trouve les personnages de Pierre Bottero assez moyens (en plus du fait qu’ils sont tous « trop forts », comme mentionné dans le tome précédent).

Conclusion :

D’intérêt inégal dans la longeur, mais globalement aussi plaisant que le volume précédent.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

  • les guildes
  • l’alpinisme
  • les tournois
  • les ultra-marathons

L’envol sur Amazon

Pierre Bottero : Le Pacte des MarchOmbres, tome 1 – Ellana

ellana_marchombre_1_pierre_botteroCe que l’éditeur nous dit :

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de leur caravane, une fillette est recueillie par un peuple sylvestre et grandit à l’écart des hommes. À l’adolescence, elle décide de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise alors le plus grand maître marchombre, Jilano Alhuïn, qui la prend pour élève et l’initie aux secrets de sa guilde. Un apprentissage semé de rencontres et de dangers…Le Pacte des Marchombres invite le lecteur à pénétrer dans les arcanes d’une guilde aux pouvoirs extraordinaires, et à suivre le destin d’Ellana Caldin, héroïne prodigieuse par sa psychologie, ses exploits physiques et son insatiable goût de la liberté.

Ce que j’en pense :

Cinq années se sont (déjà !) écoulées depuis la lecture des deux cycles de Pierre Bottero consacrés à son héroïne Ewilan (La quête d’Ewilan et Les mondes d’Ewilan). Ici c’est au tour de l’un des personnages secondaires de venir sur le devant de la scène, dont l’auteur avoue en prologue être tombé amoureux et n’avoir pas pu résister à lui dédier trois nouveaux volumes : j’ai nommé Ellana. Si je ne me souvenais pas si bien du détail des aventures de la petite troupe, j’avais bien gardé la demoiselle marchombre en mémoire. Si le temps de l’action se situe plus loin dans le passé, on sent bien que cette trilogie a été écrite après les deux autres, de part une qualité d’écriture que j’ai trouvée plus mature, plus aboutie. On sent que l’auteur s’est delecté de s’essayer à al poésie Marchombre.logo-diversitC3A9-petit-1
On retrouve par contre je ce que je considère comme un défaut : des personnages tous “les plus méga trop forts dans leurs catégories” que la terre ait jamais rencontré. Comme par hasard. Ils manquent clairement de faiblesses (ou pour ceux qui en ont, ce n’est que pour faire ressortir à quel point les autres sont encore plus trop forts) pour être le moins du monde réaliste. Mouais.

Conclusion :

Ravie de retrouver Ellana, même si quelques défauts de l’auteur persistent.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

  • la grimpe
  • les ours
  • la ruse
  • diverla forêt

SFFF & D. : item 16

Ellana sur Amazon

Florence Hinkel : #Bleue

bleue_laurence_hinckelCe que l’éditeur nous dit :

Depuis la création de la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle, la souffrance psychologique n’a plus cours. Il suffit de se faire oblitérer, et on ressort comme neuf ; seul un point bleu à l’intérieur du poignet garde la trace de cette douleur effacée.
L’intervention est obligatoire pour les mineurs. Les adultes, eux, ont le choix. Le jour où sa petite amie Astrid se fait renverser par une voiture, le jeune Silas est aussitôt emmené par les agents en combinaison jaune. Le lendemain, lorsque ses parents viennent le chercher, le garçon se sent bien.
Tout n’est-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Ce que j’en pense :

Comme ingrédients de départ nous avions : un thème fort (comment surmonter le deuil et la gestion des émotions), une bonne idée d’anticipation (un monde dans lequel la maîtrise de soi est le maître mot, au point d’avoir imposé l’éradication chirurgicale de tout stress négatif un peu trop fort) et des personnages prêts à tout remettre en question (quoi de mieux pour ça que l’adolescence). Malheureusement il semble manquer quelque chose ou les quantité ont mal été gérées, car la sauce ne prend pas. J’ai trouvé que finalement le message du bouquin était trop rapidement divulgué (sans surprise, Florence Hinkel défend l’intérêt d’éprouver des émotions, même les plus négatives, qui sont l’essence même de ce que nous sommes),sans être vraiment bien illustré. On tourne autour du pot, on nous indique que quelque chose cloche en l’absence de douleur, mais on ne met jamais tout à fait le doigt dessus.
La lecture n’est pas désagréable, mais clairement il manque quelque chose. Pour ce qui est de l’utilité d’accueillir ses émotions, qu’elles soient agréables ou non, je conseillerai plutôt de voir (ou de revoir) le film Vice-versa, ou bien de lire l’excellent Le pouvoir de la vulnérabilité de Brené Brown.
logo-diversitC3A9-petit-1Le sujet secondaire, qui dénonce l’abus des réseaux sociaux, comme mode de contrôle et substitution superficiel de la réalité, m’a paru finalement mieux traité. A noter que quelques jours après ma lecture, j’ai redécouvert par hasard la série Black Mirror, avec l’épisode Chute Libre (Nosedive), qui traite de ce même sujet avec brio.

Conclusion :

D’excellentes idées, mais un résultat moyen.

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A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les ponts
les poignets
les feuilles mortes
la non violence

SFFF & D. : item 6

#Bleue sur Amazon