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Pierre Bottero : Le Pacte des MarchOmbres, tome 1 – Ellana

ellana_marchombre_1_pierre_botteroCe que l’éditeur nous dit :

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de leur caravane, une fillette est recueillie par un peuple sylvestre et grandit à l’écart des hommes. À l’adolescence, elle décide de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise alors le plus grand maître marchombre, Jilano Alhuïn, qui la prend pour élève et l’initie aux secrets de sa guilde. Un apprentissage semé de rencontres et de dangers…Le Pacte des Marchombres invite le lecteur à pénétrer dans les arcanes d’une guilde aux pouvoirs extraordinaires, et à suivre le destin d’Ellana Caldin, héroïne prodigieuse par sa psychologie, ses exploits physiques et son insatiable goût de la liberté.

Ce que j’en pense :

Cinq années se sont (déjà !) écoulées depuis la lecture des deux cycles de Pierre Bottero consacrés à son héroïne Ewilan (La quête d’Ewilan et Les mondes d’Ewilan). Ici c’est au tour de l’un des personnages secondaires de venir sur le devant de la scène, dont l’auteur avoue en prologue être tombé amoureux et n’avoir pas pu résister à lui dédier trois nouveaux volumes : j’ai nommé Ellana. Si je ne me souvenais pas si bien du détail des aventures de la petite troupe, j’avais bien gardé la demoiselle marchombre en mémoire. Si le temps de l’action se situe plus loin dans le passé, on sent bien que cette trilogie a été écrite après les deux autres, de part une qualité d’écriture que j’ai trouvée plus mature, plus aboutie. On sent que l’auteur s’est delecté de s’essayer à al poésie Marchombre.logo-diversitC3A9-petit-1
On retrouve par contre je ce que je considère comme un défaut : des personnages tous “les plus méga trop forts dans leurs catégories” que la terre ait jamais rencontré. Comme par hasard. Ils manquent clairement de faiblesses (ou pour ceux qui en ont, ce n’est que pour faire ressortir à quel point les autres sont encore plus trop forts) pour être le moins du monde réaliste. Mouais.

Conclusion :

Ravie de retrouver Ellana, même si quelques défauts de l’auteur persistent.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

  • la grimpe
  • les ours
  • la ruse
  • diverla forêt

SFFF & D. : item 16

Ellana sur Amazon

Yôko Ogawa : La petite pièce hexagonale

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans les vestiaires d’une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l’inconnue qui marche dans la rue accompagnée d’une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu’à une loge de gardien au milieu d’un parc. A l’intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale : la petite pièce à raconter…
Etrange et obsédante, cette courte histoire fait appel à la poésie et à l’imaginaire pour évoquer les mystères de l’introspection, de la confession et de la psychanalyse.

Ce que j’en pense :
L’un de ces livres dont on ne sait quoi en penser une fois la dernière page tournée. Une certaine impression d’avoir raté quelque chose, peut être des pages que l’on aurait oubliées de lire. La petite pièce hexagonale est réputé pour être une métaphore de la psychanalyse. Si j’ai bien vu le rapport, j’ai trouvé la métaphore un peu légère.
L’atmosphère et le rythme lent ne sont pas désagréables, au contraire. Mais tout cela pour dire bien peu de choses au final, un contenu pas assez développé. Les tenants et aboutissants psychologiques sont flous, voire illogiques. La cause est la conséquence de la cause : oui la pensée humaine est toujours complexe, mais entre la poule ou l’oeuf il faut parfois choisir.

Conclusion :
Des idées, mais pas la plus belle réussite de l’auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les trousses de toilette
– les choses renversées
– la cire
– la forêt

Agnès Abécassis : Chouette, une ride !

Ce que l’éditeur nous dit :
Jusqu’à présent, ma vie était hyper plan-plan. Genre marmots, boulot, dodo, sauf que pour moi, le boulot ça se passe à la maison, scotchée à un clavier d’ordinateur. Ben oui, mon job, c’est écrivain (célèbre). Mais dernièrement, tout a basculé: un beau gosse dans la rue m’a appelée « madame »; il m’a fallu une traduction simultanée pour comprendre ce que me disait une ado; une vendeuse mielleuse m’a suggéré une crème anti-âge; J’ai surpris des copines en train de trafiquer leur date de naissance. Et là, d’un coup, j’ai réalisé que j’avais déjà trente-six ans. C’est-à-dire, techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante. A votre avis, je fais quoi? Je déprime ou je positive?

Ce que j’en pense :
Sachez le tout de suite, la thématique de “la ride” n’est qu’un prétexte (ah bon ?!?), évoqué rapidement en début de roman et tout aussi promptement vers la fin. Par si étonnant sachant que le roman ne fait que 255 pages écrites en police 54, pas le temps de trop s’étaler si on veut avoir le temps de construire un semblant d’histoire.
Pour résumer on va dire que c’est une fille qui râle, à qui arrivent de “palpitantes” aventures (niveau : ô désespoir, ma teinte de rouge à lèvre favorite n’est plus disponible chez Séphora !), et va finalement relativiser un peu. Je ne suis pas très fan de cette ambiance commérage à tous les étages, mais il faut bien avouer qu’un fois de temps en temps ça fait du bien de ne pas du tout avoir à réfléchir en lisant un livre. Le ton est très léger, le langage familier avec parfois de bonnes surprises. Et puis ce n’est pas comme si on était trompé sur la marchandise, car c’est exactement ce qu’on en attendait.

Conclusion :
Très bien pour se vider la tête. Un livre pour filles, un vrai.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– la forêt
– les piscines
– les lentilles
– la verdure

George R.R. Martin : Le Trône de fer l’Intégrale, Tome 1

Ce que l’éditeur nous dit :
Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes…

Ce que j’en pense :
D’habitude, j’attends d’avoir lu une série dans son ensemble avant d’en faire tout commentaire. Mais George R.R. Martin n’ayant toujours pas fini d’écrire celle-ci, et comme il semble qu’on puisse attendre encore longtemps, j’ai décidé de faire une exception.
A ma décharge (car je sais d’avance que mon avis pas si positif ira à l’encontre de l’avis de nombreux fans inconditionnels) j’ai commencé ce livre avec beaucoup d’expectatives (influencée par les éloges sans fin des dits-fans), et comme souvent dans ces cas-là j’ai été déçue.
Oui l’écriture est fluide et se lit plutôt bien (heureusement je dirais). Mais j’ai découvert des personnages très caricaturaux (celui de Tyrion, plus difficile à cerner, faisant exception), aux réactions plus que prévisibles. A tel point qu’après 40 pages, j’avais déjà deviné (à 90% avec justesse) ce qui allait arriver à qui, et même qui allait mourir avant la fin du tome. Donc pour l’originalité et l’effet de surprise, bof on repassera. Pas de révolution non concernant l’univers, du moyenâgeux tout à fait classique (si l’on fait abstraction de quelques arbres et animaux « inventés » et encore les descriptions en sont très survolés. D’ici là qu’il faudrait inventer quoi que ce soit, autant s’épargner cette peine). Quant à l’intrigue… et bien arrivé à 200 pages de la fin j’ai dû faire une pause et lire autre chose.
Là j’ai eu le malheur de regarder l’adaptation en série (Game of Thrones), en me disant que l’envie reviendrait. Cela n’a pas vraiment marché, notamment à cause d’un casting déplorable. Mise en images va toujours de pair avec quelques modifications et prises de raccourcis. C’est normal. Et je veux bien qu’engager de très jeunes acteurs soit compliqué. Mais là quand même, faire jouer un enfant de 14 ans par un homme à la barbe bien fournie en paraissant 24, il ne faut pas exagérer. Ou comment réduire en miettes les quelques bribes de crédibilité de la série.
Et puis j’ai quand même repris et achevé ma lecture. Et je dois bien avouer que vers la fin, quelques événements sont inattendus et peuvent laisser présager une plus intéressante suite des événements, notamment du côté de chez Daenerys (l’ultime chapitre part même un peu dans le n’importe quoi). Bref un sentiment général de mouai ça se lit, même si ce n’est pas révolutionnaire, avec une once d’espoir que la suite me fasse changer d’avis.

Conclusion :
Je vais poursuivre, au moins pour ne pas mourir idiote.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
–    Les œufs
–    La forêt
–    L’été
–    L’habillement

David Yates : Harry Potter et les reliques de la mort – partie 2 (Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2)

Ce que le synopsis nous dit :
Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort.

Ce que j’en pense :

Si j’avais été passablement déçue par la première partie des Reliques de la mort, je dois dire que cet opus final relève le niveau. Enfin un peu d’action. Et il fallait au moins cela pour rendre hommage à l’incroyable série imaginée par J.K Rowling. Car certes tout est survolé, recentré uniquement sur le trio formés par les personnages principaux ; ce qui ne représente absolument pas la complexité de l’univers imaginé par l’auteur. Mais c’est bien le propre de l’adaptation cinématographique que de prendre des raccourcis et de faire des choix.
Au final j’ai tout de même passé un bon moment, bercée par les thèmes musicaux créés par John Williams (de véritables petits bijoux pour les instruments à bois), qui à eux seuls justifient que les romans aient été portés à l’écran.
De même, si je ne suis toujours pas convaincue par le choix de certains comédiens (notamment Harry), d’autres acteurs relèvent sans difficulté le niveau (telle que Maggie Smith dans le rôle du professeur McGonagall).
Depuis, j’ai finalement repris la lecture de la série à partir du premier tome (je m’étais arrêté à l’Ordre du Phœnix), avide de comprendre en détails les tenants et aboutissants du monde des sorciers. Et bien qu’ayant opté pour la traduction française, j’ai un peu l’impression d’entendre l’accent anglais dans bien des tournures de phrase…

Conclusion :
Loin de la perfection, mais ayant le mérite d’exister et de prolonger un peu la magie Harry Potter.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– le recyclage des basilics
– la forêt
– les banques
– les chaînes

Haruki Murakami : Kafka sur le rivage (海辺のカフカ – Umibe no Kafuka)

Ce que l’éditeur nous dit :
Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Ce que j’en pense :
Lire un Haruki Murakami, c’est toujours un peu la même chose, au point d’en être presque blasant : un style limpide et juste ; une histoire qui en quelques pages happe le lecteur happé malgré lui ; des personnages crédibles et une histoire bien construite ; une touche de fantastique et de mystère ; et surtout la nostalgie qui arrive avec la dernière page, compensée par le fait rassurant qu’il reste de nombreux volumes à lire (et que l’auteur continue d’en écrire). Pas de surprise ici, car ces ingrédients constituent Kafka sur le rivage.
Mêlant le rythme nippon à la musique occidentale, avec un soupçon de tragédie grecque, le livre est remplit de références diverses et variées. Multipliant les styles, les points de vues et les époques, Haruki Murakami manie remarquablement les informations laissées « devinées » par le lecteur et les mystères qui demeurent. Ce dernier se sent ainsi ‘spectateur privilégié’. Mais il est également concerné, car qui n’a pas un jour entrepris la quête de soi-même ?

En conclusion :
Pour ouvrir un peu plus grands les yeux de n’importe quel curieux. Magnifique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– la quête de soi même
– les chats
– la forêt
– Ludwig van Beethoven