Étiquette : décision

Pénélope Bagieu : Culottées, tome 1

Ce que l’éditeur nous dit :

Margaret, actrice « terrifiante », spécialisée à Hollywood dans les rôles de méchante ; Agnodice, gynécologue de l’Antiquité grecque qui dut se déguiser en homme pour exercer ; Lozen, femme apache, guerrière et chamane ; Annette, sirène australienne qui inventa le maillot de bain féminin… Pénélope Bagieu brosse avec humour et finesse quinze portraits de femmes, combattantes hors normes, qui ont bravé la pression sociale de leur époque pour mener la vie de leur choix.
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Chris Buck, Jennifer Lee : La reine des neiges (Frozen)

Ce que le synopsis nous dit :
Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Ce que j’en pense :
La Reine des neiges s’inscrit dans la tradition des “princesses Disney”, cette dernière n’étant pas prête de s’arrêter si l’on considère la longue liste des contes d’Andersen restant à adapter. On y retrouve l’amour (bien sûr), le prince charmant (indispensable), les chansons et surtout… la princesse, avec son château (fourni dès le début du film, pratique, car pas toujours le cas) et tout le tintouin. Pourtant quelques subtilités notables sont à apprécier, comme par exemple le fait que l’héroïne soit en réalité la petite sœur (même si LA chanson à retenir est interprétée par la grande sœur), ou bien que les studios Disney fassent de l’auto-dérision sur “l’amour au premier regard” qu’ils utilisent sans vergogne dans la plupart de leurs longs-métrages. A noter qu’on pourrait presque se passer des princes charmants (mais bon ils font joli et contribuent au happy-ending) et que la notion de “méchant” est astucieusement utilisée.
Les parties musicales sont bien dosées et se réécoutent avec plaisir (j’ai entendu plusieurs fois la version anglaise de “Let it go” diffusée sur les radios japonaises, c’est peu dire). Un film de très bonne facture au final, avec une excellente dose d’humour et durant lequel on ne s’ennuie pas.

Conclusion :
Un chouette Disney, qui rattrape un peu la déception de l’an dernier.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les trucs fluffly (mais pas les licornes)
– les flocons
– les carottes
– les décisions mûrement réfléchies

Max Brooks : World War Z

Ce que l’éditeur nous dit :
La guerre des zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l’ensemble de l’humanité. L’auteur, en mission pour l’ONU – ou ce qu’il en reste – et poussé par l’urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d’âmes jusqu’aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Jamais auparavant nous n’avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l’existence – de la survivance – humaine au cours de ces années maudites. Prendre connaissance de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l’effort en vaut la peine, car rien ne dit que la Ze Guerre mondiale sera la dernière.

Ce que j’en pense :
Encore une histoire de zombies !! Décidément, ce thème qui ne m’intéressait pas est devenu l’un de mes sujets de prédilection du moment. Et c’est surtout l’un des romans préférés d’une super copine, auquel j’ai eu mille fois raison d’accorder une chance, car je l’ai adoré de bout en bout.
Tout tient dans le traitement. La “guerre” est terminée et le narrateur décide de réunir une série de témoignages clés. Cette idée est géniale car elle permet de traiter le sujet de manière à la fois globale et locale, de décrire tous les rouages politiques sur le plan international, tout en nous identifiant à ces hommes et à ces femmes via leurs anecdotes individuelles. Même ce narrateur, dont le “point de vue” (qui note par exemple le contexte dans lequel il interviewe chaque individu) est fort bien utilisé. Et même en sachant que cela va “bien se finir” (en principe), le texte est pourtant haletant, l’auteur ayant su inventer une progression plus que crédible. Zombies, virus, ou autre tare mondiale, au fond peu importe.
A noter un vrai effort de la part de Max Brooks de prendre en compte les spécificités culturelles dans la manière d’imaginer les réactions de chaque pays et de leurs représentants. De fait on frôle parfois le cliché, mais il faut bien avouer que ceux-ci ont souvent un fond de vérité. Pour chipoter un peu, j’ai par contre trouvé un peu dommage que les personnalités ne soient pas plus marquées, le ton et le vocabulaire étant quasiment identique quelque soit celui qui parle. Mais cela est bien pardonnable, tout le monde ne peut pas avoir la plume d’Alain Demasio.
Pour terminer j’ai regardé l’adaptation à l’écran, curieuse de voir comment diable traiter un tel contenu. De fait des choix ont été fait, et le résultat, bien que fort éloigné des idées originales, était légèrement moins mauvais que ce que je craignais.

Conclusion :
Une épopée saisissante et une bonne manière de prendre du recul sur notre monde.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les médecins
– les bienfaits du froid
– les clandestins
– les prises de décision