Étiquette : britannique

Tommy Wirkola : Seven sisters (What Happened to Monday?)

Ce que le synopsis nous dit :

2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…
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Jo Walton : My real children

Ce que l’éditeur nous dit :

It’s 2015, and Patricia Cowan is very old. « Confused today, » read the notes clipped to the end of her bed. She forgets things she should know-what year it is, major events in the lives of her children. But she remembers things that don’t seem possible. She remembers marrying Mark and having four children. And she remembers not marrying Mark and raising three children with Bee instead. She remembers the bomb that killed President Kennedy in 1963, and she remembers Kennedy in 1964, declining to run again after the nuclear exchange that took out Miami and Kiev.
Her childhood, her years at Oxford during the Second World War-those were solid things. But after that, did she marry Mark or not? Did her friends all call her Trish, or Pat? Had she been a housewife who escaped a terrible marriage after her children were grown, or a successful travel writer with homes in Britain and Italy? And the moon outside her window: does it host a benign research station, or a command post bristling with nuclear missiles?
Two lives, two worlds, two versions of modern history; each with their loves and losses, their sorrows and triumphs. Jo Walton’s My Real Children is the tale of both of Patricia Cowan’s lives…and of how every life means the entire world.

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Recueil factice spécial challenge SFFF & Diversité

J’ai du mal à expliquer clairement pourquoi, mais je constate que ces derniers temps j’ai plus de mal à trouver des livres que j’ai vraiment envie de lire jusqu’au bout. J’ai particulièrement rencontré cette problématique alors que j’essayais de relever le Challenge SFFF & Diversité. Il faut dire que la date de fin arrive à grands pas et peut-être que je me “force” à démarrer des bouquins, alors que je ne suis pas dans la meilleure disposition pour les lire. Peut-être que ces temps-ci je ne suis pas “en mode SFFF”. Peut-être que je n’ai pas eu de chance, ou bien que je deviens plus exigeante que par le passé. Ce qui est certain, c’est que je n’ai jamais pu m’obliger à terminer des bouquins qui ne m’emballaient pas (après avoir vraiment essayé hein, pas après deux pages). Il y en a tant d’autres qui attendent d’être lu, que ce ne serait qu’une perte de temps et d’énergie.
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J.K. Rowling : Harry Potter et l’enfant maudit (The cursed child)

harry_potter_et_l_enfant_maudit_couvertureCe que l’éditeur nous dit :

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

D’après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne, la nouvelle pièce de théâtre de Jack Thorne, Harry Potter et l’Enfant Maudit est la huitième histoire de la saga Harry Potter et la première histoire de Harry Potter officiellement destinée à la scène.
La première mondiale de la pièce aura lieu à Londres dans un théâtre du West End le 30 juillet 2016.

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David Yates : Les animaux fantastiques (Fantastic Beasts and Where to Find Them)

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Ce que le synopsis nous dit :

Les aventures de Norbert Dragonneau, l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques qu’étudiait Harry Potter.
New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s’agit d’une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l’ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d’enquêtrice. Et la situation s’aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina.
Norbert, Tina et sa sœur Queenie, accompagnés de leur nouvel ami Non-Maj’ Jacob, unissent leurs forces pour retrouver les créatures disséminées dans la nature avant qu’il ne leur arrive malheur. Mais nos quatre héros involontaires, dorénavant considérés comme fugitifs, doivent surmonter des obstacles bien plus importants qu’ils n’ont jamais imaginé. Car ils s’apprêtent à affronter des forces des ténèbres qui risquent bien de déclencher une guerre entre les Non-Maj’ et le monde des sorciers.

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Ken Loach : Moi, Daniel Blake (I, Daniel Blake)

moi_daniel_blake_ken_loachCe que le synopsis nous dit :

Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

Ce que j’en pense :

Un très beau film, dans lequel Ken Loach dénonce les absurdités du système d’aide britannique, l’équivalent de notre Pôle Emploi. Je vous laisserai découvrir lesquelles par vous-même, mais je présume que l’on peut trouver au moins autant de non sens dans notre propre. Les acteurs sont vraiment excellents, avec quelques scènes en particulier absolument renversantes (la fin bien sûr, mais également le passage à la banque alimentaire pour ne citer que celles-là). On ressent une véritable empathie pour ces personnages, sans jamais tomber dans le larmoyant facile. Dans les sujets secondaires, on trouve également la difficulté des anciennes générations à se convertir aux outils informatiques, la solitude, l’amour des métiers manuels. Toutes les métaphores autour de la mer sont également très belles.
Dans un registre un peu différent, Moi, Daniel Blake m’a remémoré le tout aussi beau film de Uberto Pasolini, Une si belle fin. Je vous conseille fortement chacune de ces deux œuvres britanniques, tristes et belles à la fois.

Conclusion :

Magnifique.

5f

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

les boîtes de conserves
les carreaux de la baignoire
les étagères
les compte-rendus de visites

Moi, Daniel Blake sur Amazon

Tim Burton : Miss Peregrine et les enfants particuliers (Miss Peregrine’s Home For Peculiar Children)

miss_peregrine_et_les_enfants_particuliers_afficheCe que le synopsis nous dit :

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Pérégrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

Ce que j’en pense :

J’ai lu à plusieurs reprises des commentaires de personnes qui trouvaient que le film comprenait trop de mise en place et pas assez d’action. J’aurais presque dit le contraire. Car il faut bien avouer que ce qui fascine dans l’histoire de ces enfants particuliers, ce n’est pas tant les dangers qu’ils ont à affronter (qui restent somme toute très classiques), mais bien l’univers dans lequel ils évoluent. J’ai eu le sentiment que bien des choses n’étaient pas ou trop rapidement expliquées et qu’il restait bien des mystères à résoudre, en particulier sur cette chère Madame Peregrine, dont les intentions m’ont parue opaques. Cette dernière est merveilleusement interprétée par Eva Green, dont je viens seulement de réaliser qu’elle était française, malgré un accent impeccable ; cela s’explique du fait d’un père franco-suédois (contexte multiculturel) et surtout par une scolarité entre l’école internationale bilingue et l’école américaine de Paris. Bref, il me semble que cela vaudrait peut-être le coup de se pencher sur l’oeuvre originale de Ransom Riggs pour en savoir plus.
Pour poursuivre sur le casting, j’ai trouvé Judith Dench totalement inutile. Oui d’accord c’est une icône et les réalisateurs adorent la casser dans des seconds rôles histoire de rajouter un nom connu à l’affiche, mais honnêtement ce n’était pas nécessaire. Cette mauvaise habitude est également largement utilisée pour Samuel L. Jackson, au point que j’étais presque agacée de le voir à l’écran, mais au final non, au contraire, car son personnage est le plus drôle (le seul drôle peut-être) du long métrage. Enfin, j’avoue un manque d’objectivité concernant Isa Butterfield depuis son interprétation d’Ender.
Tout cela correspond tout à fait à l’image que l’on se fait des films de Tim Burton, à la fois fantastique, légèrement sombre et magique à la fois, qui a décidément bien fait d’enfin arrêter d’engager Johnny Depp. Également, Très bon choix de musique de fin, interprétée par Florence + The Machine. Miss Peregrine ne sera sans doute pas le film de l’année, mais permet de passer un très bon moment.

Conclusion :

Un bon film pour les amateurs de mondes parallèles fantastiques.

3f

À voir si vous voulez en savoir plus sur :

les batailles de boules de neige
les expériences
l’ornithologie
les siestes

 

Lisa Tuttle : Ainsi naissent les fantômes

Ce que l’éditeur nous dit :
Recueil de six textes fantastique inédits en France. Lisa Tuttle explore des thèmes, utilise des ambiances variées qui plongent le lecteur tour à tour dans la stupéfaction, la fascination, l’horreur, voire même, peut-être pour les plus sensibles, le malaise. Le lecteur trouvera dans l’interview qui clôt le recueil, réalisée à l’occasion de la présente publication, des éléments supplémentaires pour appréhender un auteur dont l’écriture et l’imagination ont fait parler d’elles et pourraient bien devraient, même recommencer à le faire.

Ce que j’en pense :
Sélectionnées et transposées en français par la prodigieuse Mélanie Fazi, ces six nouvelles m’ont complètement transportée. La traductrice nous raconte l’influence que Lisa Tuttle a eu sur son parcours d’écrivain et en effet  les univers de ces deux auteurs présentent de nombreuses similitudes. Toutes deux favorisent la présence de protagonistes féminins, des ambiances légèrement angoissantes, étranges, mais toujours empreintes de poésie et sans jamais tomber dans le glauque. Il m’a semblé que la française entrait plus pleinement dans le fantastique, mais toute deux se jouent avec beaucoup de subtilité de cette mince frontière entre la réalité et le surnaturel. Et le plus fou, c’est que les sujets traités par Lisa Tuttle sont finalement très réalistes, au travers de ses personnages si charnels, si imprévisibles, si complexes et si … humains. Avec elle le dénouement n’est jamais couru d’avance.

Conclusion :
Étrange, poétique et saisissant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les grottes
les déboires d’écrivain
la manipulation
le pouvoir de l’imagination

SFFF & D. : item19

Sarah Gavron : Les suffragettes (Suffragette)

Ce que le synopsis nous dit :
Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer: leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…

Ce que j’en pense :
Au beau milieu des élections régionales, il est bon de se souvenir qu’en France les femmes ne peuvent voter que depuis 1944, ou qu’en Arabie Saoudite, ce privilège commence seulement à se mettre en place. Le film se focalise ici sur les actions mises en place par la population « féministe » britannique pour obtenir ce droit. Si certains personnages emblématiques du mouvement sont représentés, l’héroïne est  la Mme Toulemonde de l’époque, une illustre inconnue aux conditions de vie éprouvantes, issue de la population ouvrière. Les inégalités mises en lumière vont bien au-delà du simple accès aux urnes : les femmes étaient tout simplement soumises au bon vouloir de la gent masculine (vis-à-vis de l’argent, du travail, des enfants…) et n’avaient presque aucun autre choix que celui de devenir de bonnes épouses. Si je déplore le fait qu’il semble que le changement ne puisse se faire que dans la violence, je m’étonne pas de la virulence dont la société a alors fait preuve pour tenter d’enrayer le changement. Britanniques, françaises ou autres, je suis reconnaissante envers toutes ces personnes avant moi qui ont oeuvrées pour me donner les droits dont je bénéficie aujourd’hui. Ici ou ailleurs, la marche vers l’égalité (homme/femme ou autre) est loin d’être terminée, mais j’espère sincèrement que nous continuions à aller dans le bon sens.

Conclusion :
Une page de l’histoire intéressante et bien racontée.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sentences
les témoignages
l’impuissance
la moitié de la population terrestre


Yorgos Lanthimos : The lobster

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s’enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Ce que j’en pense :
Je vais immédiatement mettre Yorgos Lanthimos sur ma liste noire des réalisateurs à  éviter absolument. Voilà, je me sens déjà un peu mieux, pas une mince affaire, au sortir d’un film aussi anémiant.
Plusieurs critiques mentionnent l’humour noir “irrésistible” de the Lobster : pourtant adepte du genre, j’ai résisté sans le moindre effort à produire le moindre sourire. J’ai par contre eu plus de mal à éviter les grimaces de dégoût. Le propos tombe assez vite : une dystopie qui dénonce par la caricature la manière dont notre société conventionnalise les relations amoureuses. Certains parleront même de dictature, parce qu’un mot plus puissant est un moyen comme un autre de créer de la contenance. Si je note deux étoiles au lieu d’une, c’est parce que le réalisateur aura su rester cohérent d’un bout à l’autre dans sa quête de la dépression et qu’il la communique très bien au public : un ton monocorde, des personnages froids et passifs, une image terne, une musique discordante, des situations grotesques. J’ai très bien compris que ce monde n’était pas bien (bouh, bouh, bouh). Était-il nécessaire de poursuivre au delà du premier quart d’heure, qui suffit à tout dire, le reste n’étant qu’une longue torture pour le spectateur ? J’avoue avoir quitté la séance avant le fin, choix dont je me félicite d’autant plus au vu de ce qu’en lis sur internet.

Conclusion :
Affligeant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les gémissements
la douleur
le jugement
la cruauté