Étiquette : 3f

Damien Chazelle : La la land

Ce que le synopsis nous dit :

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?
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Gareth Edwards : Rogue One, A Star Wars Story

Ce que le synopsis nous dit :

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.
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Scott Derrickson : Dr. Strange

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Ce que le synopsis nous dit :

Doctor Strange suit l’histoire du Docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien qui, après un tragique accident de voiture, doit mettre son égo de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utlisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger le Marvel Cinematic Universe.

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Ariel Schulman et Henry Joost : Nerve

ariel-schulman_-henry_joost_nerveCe que le synopsis nous dit :

En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent.
Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Ce que j’en pense :

En voyant le sujet et la moyenne d’âge des acteurs, j’avais bien peur de devoir assister à une version moderne de Hunger Games – dans le mauvais sens du terme. Enfin quand je dis “moderne”, il est en fait assez difficile de situer le temps de l’action, quand le monde qui nous est présenté comporte certains aspects futuristes (identification et mode de paiement digital pour tous, haute qualité de réseau absolument partout, des batteries de téléphone à durée illimitée…), tandis que d’autres relèvent plutôt du graphisme d’un windows 3.1 (les couleurs, l’affichage des pseudo…). Finalement il s’agirait plus d’une réalité alternative.
Et finalement bonne surprise, car le film réussit démontrer son propos dans un bon dosage de jusqu’où il faut aller. Cela commence doucement, de manière crédible donc, nous laissant le temps de nous installer dans l’action et de découvrir les personnages. Mais au fur et à mesure que les défis s’enchaînent, la pression monte l’air de rien, provoquant quelques frissons (à noter que j’étais dans un train, avec un support qui menaçait de s’éteindre à tout moment, cela augmente la pression !). Jusqu’au bout, le tout est bien tenu.
Finalement Nerve aurait pu être attribué à la série Black Mirrors, s’il avait été un peu plus concentré. Oui je sais, je n’ai vu qu’un seul épisode et cela fait déjà deux fois que j’y fait référence en peu de temps. Mais il m’a vraiment marquée.

Conclusion :

Sans être exceptionnel une bonne surprise, un sujet bien traité.

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A voir si vous voulez en savoir plus sur :

les échelles
les containers
les arènes
les connexions

Nerve sur Amazon

Tim Burton : Miss Peregrine et les enfants particuliers (Miss Peregrine’s Home For Peculiar Children)

miss_peregrine_et_les_enfants_particuliers_afficheCe que le synopsis nous dit :

À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Pérégrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs … et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre « particularité » peut sauver ses nouveaux amis.

Ce que j’en pense :

J’ai lu à plusieurs reprises des commentaires de personnes qui trouvaient que le film comprenait trop de mise en place et pas assez d’action. J’aurais presque dit le contraire. Car il faut bien avouer que ce qui fascine dans l’histoire de ces enfants particuliers, ce n’est pas tant les dangers qu’ils ont à affronter (qui restent somme toute très classiques), mais bien l’univers dans lequel ils évoluent. J’ai eu le sentiment que bien des choses n’étaient pas ou trop rapidement expliquées et qu’il restait bien des mystères à résoudre, en particulier sur cette chère Madame Peregrine, dont les intentions m’ont parue opaques. Cette dernière est merveilleusement interprétée par Eva Green, dont je viens seulement de réaliser qu’elle était française, malgré un accent impeccable ; cela s’explique du fait d’un père franco-suédois (contexte multiculturel) et surtout par une scolarité entre l’école internationale bilingue et l’école américaine de Paris. Bref, il me semble que cela vaudrait peut-être le coup de se pencher sur l’oeuvre originale de Ransom Riggs pour en savoir plus.
Pour poursuivre sur le casting, j’ai trouvé Judith Dench totalement inutile. Oui d’accord c’est une icône et les réalisateurs adorent la casser dans des seconds rôles histoire de rajouter un nom connu à l’affiche, mais honnêtement ce n’était pas nécessaire. Cette mauvaise habitude est également largement utilisée pour Samuel L. Jackson, au point que j’étais presque agacée de le voir à l’écran, mais au final non, au contraire, car son personnage est le plus drôle (le seul drôle peut-être) du long métrage. Enfin, j’avoue un manque d’objectivité concernant Isa Butterfield depuis son interprétation d’Ender.
Tout cela correspond tout à fait à l’image que l’on se fait des films de Tim Burton, à la fois fantastique, légèrement sombre et magique à la fois, qui a décidément bien fait d’enfin arrêter d’engager Johnny Depp. Également, Très bon choix de musique de fin, interprétée par Florence + The Machine. Miss Peregrine ne sera sans doute pas le film de l’année, mais permet de passer un très bon moment.

Conclusion :

Un bon film pour les amateurs de mondes parallèles fantastiques.

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À voir si vous voulez en savoir plus sur :

les batailles de boules de neige
les expériences
l’ornithologie
les siestes

 

Solveig Anspach : L’effet aquatique

effet_aquatiqueCe que le synopsis nous dit :
Samir, la quarantaine dégingandée, grutier à Montreuil, tombe raide dingue d’Agathe. Comme elle est maître-nageuse à la piscine Maurice Thorez, il décide, pour s’en27 approcher, de prendre des leçons de natation avec elle, alors qu’il sait parfaitement nager. Mais son mensonge ne tient pas trois leçons – or Agathe déteste les menteurs! Choisie pour représenter la Seine-Saint-Denis, Agathe s’envole pour l’Islande où se tient le 10ème Congrès International des Maîtres-Nageurs. Morsure d’amour oblige, Samir n’a d’autre choix que de s’envoler à son tour…

Ce que j’en pense :
Que voilà un joli petit film français comme tant d’autres… Ah la réalisatrice est islandaise en fait, pardon. Que voilà un joli petit film franco-islandais tout court. Si le niveau global est très correcte, l’une des scènes est incroyablement mal interprétée, ce qui me paraît difficile à justifier au vu du nombre d’acteurs professionnels qui essaient de percer en ce bas monde.
En écrivant cette chronique j’ai découvert que cette histoire de piscine à Montreuil avait un préambule, Solveig Anspach ayant précédemment tourné un long-métrage dénommé The queen of Montreuil. Ça ne s’invente pas, et surtout cela explique pourquoi tous les personnages avaient de se connaître sans que l’on sache d’où, ni comment. Qu’il s’agisse des scènes françaises ou islandaises, j’ai trouvé l’ensemble plutôt égal : aucune scène grandiose, mais j’ai plusieurs fois été amusée (le personnage de Corinne, maître-nageuse envahissante, y aura contribué, heureusement utilisée avec parcimonie). Un peu dommage que les magnifiques paysages islandais n’aient pas été plus exploités, mais j’imagine que ce n’était pas le propos.

Conclusion :
Gentillet.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les serpents
les oies
les projets ensemble
les plongeoirs

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Bryan Singer : X-men apocalypse

Ce que le synopsis nous dit :
Depuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d’années et désillusionné par le monde qu’il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l’humanité et régner sur un nouvel ordre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l’humanité d’une destruction totale.

Ce que j’en pense :
Nous voilà repartis pour la suite des aventures des jeunes X-Men. La qualité du scénario semble aller crescendo, doucement mais sûrement, depuis le début de ce retour aux sources, alors que j’avais été déçue par le premier opus et mitigée quant au second, j’ai passé ici un bon moment (je ferai l’impasse sur le cas Wolverine). L’histoire (tout du moins la trame de fond) prend ici toute sa place, nous permettant d’en savoir plus sur les origines, l’attention étant bien repartie entre les différents protagonistes.
Un gros bémol tout même concernant l’intrigue principale, le méchant en particulier, qui au départ est présenté comme vraiment trop affreux (genre le dieu capable de détruire le monde d’un coup de baguette magique, ce qu’il ne se serait pas gêné de faire précédemment d’ailleurs, facile), se révèle assez minable. Même le recrutement des acolytes laisse à désirer sur bien des aspects. J’ai trouvé que les talents d’Oscar Isaac avaient été sous-exploités : alors que je l’ai trouvé excellent dans bien des rôles (en tant que vilain ou non), il incarne ici personnage inexpressif et linéaire durant tout le film, lui ne donnant que peu de marge de manœuvre, dommage.
Tandis que j’écris ces lignes je réalise qu’il y a un vrai problème, puisque j’aurais plus apprécié les détails secondaires que le sujet central de ce X-Men. Ainsi l’intérêt n’est présent que dans le cadre d’une continuité, laissant dubitatif sur la valeur ajoutée inhérente au film en soi. Est-ce que je vais au cinéma pour voir l’épisode suivant de ma série (à l’allure de diffusion très lente), ou pour voir un bon long-métrage ? J’imagine que pour ceux qui n’ont pas vu les précédents opus il vaut mieux faire l’impasse sur celui-ci également. Pour ma part j’ai été divertie, pas de regret.

Conclusion :
Pour les inconditionnels des X-Men uniquement.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flux
les lunettes
les cauchemars
les héritages familiaux


Anthony Russo et Joe Russo : Captain America, civil war

Ce que le synopsis nous dit :
Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. À la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement…

Ce que j’en pense :
Dans ce nouvel opus de Captain America, qui aurait tout aussi bien pu être un Avengers, au vue du nombre de supers-héros qui le compose (sérieux, il y en a vraiment beaucoup), les studios ont décidé d’accentuer l’histoire. La tournure des événements révèle un aspect un peu trop couru d’avance à mon goût, alors que Batman vs Superman est depuis quelques semaines sur les écrans, nous assistons à une vraie tendance de gentils qui s’embrouillent entre eux. S’il s’agit d’un pan bel et bien présent dans la littérature comics, donc difficile à éviter, j’ai toujours le sentiment que les auteurs y recourent surtout parce qu’ils sont à court d’idée.
Il m’a paru d’une grande ironie que dans le film les gouvernements soient soudainement si à cheval sur les dégâts collatéraux, quand dans la vraie vie les “frappes chirurgicales” initiées par les autorités occidentales sont monnaie courante, et a fortiori quand le cinéma américain traite généralement les figurants comme du menu fretin. Là encore une nouvelle tendance semble émerger, puisque le dernier Star Wars avait également pris le parti “d’humaniser” l’un de ces soldats anonymes (ce qui n’empêche pas de buter tous les autres sans remords, ndlr).
Civil war gère bien la multitude de personnages (j’ai soulevé le fait qu’ils étaient vraiment nombreux ?), en accordant une vraie place à chacun d’entre eux. Cela dit, l’ensemble paraît long et j’ai plus eu le sentiment de voir un épisode de transition dans une série télévisée qu’un film d’action à part entière.

Conclusion :
Intéressant dans la continuité de la saga Marvel, mais un manque de substance propre.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le goulash
la discussion en cours de combat
les stylos à plume
la vengeance

 

Cyril Gelblat : Tout pour être heureux


Ce que le synopsis nous dit :
Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.
Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain.
Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu. Et alors qu’il était incapable d’assumer son rôle de père à l’intérieur du noyau familial, il va finir par devenir une véritable « mère juive ».
Après avoir quitté sa femme par nostalgie de sa liberté d’antan, le nouvel Antoine va se retrouver confronté à une nouvelle nostalgie, celle de sa vie de famille.


Ce que j’en pense :
Une sympathique petite comédie française, qui contrairement à ce que j’avais imaginé ne se noie pas dans les clichés du genre. L’originalité se situe dans le fait que l’histoire ne soit pas centrée sur le couple, mais bien sur la situation d’Antoine en tant que père, vis à vis de ses filles, et en tant qu’homme vis à vis de ses propres remises en questions. Nous observons ainsi cet homme évoluer, non sans l’aide de ses proches, qui n’hésitent pas à lui remettre les points sur les i à de nombreuses reprises. La relation avec la sœur est intéressante, même si le personnage de Aure Atika parait en décalage total avec le reste du film (au final cet univers dans l’univers ne fonctionne pas si mal, alors pourquoi pas). La bande-originale, qui occupe une place centrale dans le film en mettant en scène la chanteuse Joe Bel, se révèle mignonne. Enfin, si le sujet de “ce qui compte vraiment” n’est pas traité très en profondeur, quelques idées sont là qui permettent déjà un début de réflexion.

Conclusion :
Un joli petit film sur la vie de famille.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les poupées
l’intervention de l’armée
les lits
les candy’up