Sylvie Germain : Magnus

Ce que l’éditeur nous en dit :
Après une grave maladie qui l’a amputé de toute mémoire, Franz-Georg (cinq ans) doit tout réapprendre : qu’il est allemand, que son pays est en guerre, que son père médecin dirige un grand établissement et que sa mère l’aime autant que sa patrie. Il a aussi Magnus, son ours en peluche à l’oreille légèrement brûlée. Né juste avant la guerre, Franz a grandi dans le culte du héros nazi. Exilé à la fin de la guerre, livré au sentiment d’abandon, il ne peut malgré lui se défaire du passé allemand. Il mettra une grande partie de sa vie à s’extraire de cette légende maternelle, car tout est mensonge et affabulation.

Ce que j’en pense :
Soyez tout de suite rassurés, aucune peluche n’a été maltraitée durant l’écriture de ce livre.
Car si Magnus l’ourson en fait la couverture, c’est avant tout l’histoire de son “propriétaire” que Sylvie Germain nous fait suivre, de ses 5 ans à sa vie d’homme mûr.
Cette vie, c’est celle de la quête d’identité, ce fameux “qui suis-je”, question que tout individu se pose un jour et à laquelle il est parfois bien difficile de répondre. Sommes nous ce que sont nos actes ou bien les traits de notre personnalité ? Peut être ce que veut notre statut social ou encore ce que nos ancêtres nous ont légués ? Quand les secrets de familles et les rebondissements de la vie s’en mêlent, cette interrogation peut obséder toute une existence.
Hantés par les fantômes de ses questionnements, c’est ce que vit le personnage principal de Magnus. L’auteur a choisi de retranscrire cette atmosphère par une écriture un petit floue, vaporeuse, à l’image d’un état d’esprit.  Les références à d’autres ouvrages du genre et les poèmes qui ponctuent le récit renforcent encore cette impression. La contrepartie est qu’en tant que lecteur, on se sent également flotter, ce qui rend difficile de rentrer complètement dans le récit.

Conclusion :
Une lecture intéressante, mais qui frôle seulement le lecteur, ne parvenant pas totalement à l’emporter.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– la quête d’identité
– les fantômes
– les linguistes
– les apiculteurs

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