Stephen King : Dôme (Under the Dome)

Ce que l’éditeur nous dit :
Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Ce que j’en pense :
En partance pour un long voyage je cherchais des lectures contenant le maximum de mots pour un poids minimal. Dans ce contexte, la version anglaise de Dôme m’a parue tout à fait appropriée. Certes j’avais jusqu’alors consciencieusement évité cet auteur (si on fait abstraction de quelques Chair de Poule durant l’adolescence), réputé pour être le maître le l’horreur, car c’est précisément un style que j’abhorre. Mais (naïvement influencée par la promotion médiatique du livre), il me semblait que Stephen King avait cette fois opté pour la carte du psychologique, et je dois dire que je ne résiste pas face à la promesse d’un huis clos.
La lecture débute par environ 150 pages durant les lesquelles les personnages prennent (lentement) conscience qu’ils sont coincés. Mais en tant que lecteur, comme c’est précisément la raison pour laquelle on a achète le bouquin (et qu’en plus on a lu le titre), on le savait déjà et on attend impatiemment la suite. Car ce n’est pas vraiment qu’il ne se passe rien, bien au contraire puisque qu’il a un mort toutes les deux pages environ, ou bien au moins quelques gouttes de sang (il faut savoir que tous les habitants de cette ville marchent si vite que le simple fait de se cogner contre un vitre leur vaut immanquablement un nez cassé et une bonne hémorragie). Mais pour la psychologie on attend toujours.
Encore 50 pages et je décide de lire quelques avis sur Internet, juste histoire d’être bien sure. Selon les inconditionnels, les 100 premières pages seraient les meilleures du livre, que seules les 100 dernières équivaudraient en intensité, et Dôme n’échapperait pas à la mauvaise habitude de l’auteur de ne créer que des personnages très caricaturaux…
Je me suis donc arrêtée là.

Conclusion :
Le plus sur moyen d’alléger mon sac aura finalement été d’abandonner (sans vergogne) le-dit pavé dans un hôtel cambodgien.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les neuneus
– la violence
– les chocs
– la vitesse fulgurante des tracteurs

3 Comments

  1. Ah ! Ah ! Quelque chose que je connais ^^

    J'ai commencé à le lire, parce que j'adore lire du Stephen King, et j'ai eu aussi du mal au début, mais je d’espère pas à le finir.
    Si tu veux lire, un de ces livres, prend Duma Key. Tu devrais trouver des critiques dessus facilement.

    Merci encore pour toutes tes critiques, que je lis, mais que je commente pas toujours parce que je connais pas ^^

  2. Hehe. Oui je pense que nos goûts sont plus proche en matière de musique, que de littérature…
    Je veux bien retenter Stephan King, mais il y a quand même de bonnes chances que le résultats soit le même. En fait je n'aime pas tellement les lives "qui font peur". Si c'est juste pour me sentir mal et faire des cauchemards (oui je suis une petite chose sensible :)), personnellement ça ne m'intéresse pas trop. Sachant cela, penses tu vraiment que Duma Key me plaise d'avantage ?
    En tout cas merci de suivre mon blog, ça me fait plaisir !

  3. Ce n'est pas du tout un livre qui fait peur ! SK est "maître de l'horreur" mais il a fait bien d'autres choses (dont deux des plus grands films : Les Evadés, et La Ligne Verte).
    Le "huit clos" est un classique de Stephen King, on retrouve ce genre de situation dans de nombreux livres.
    Et les premières pages peuvent toujours paraître longues aux non habitués, mais elles constituent la base de l'histoire. Tout ce qu'il se passera ensuite dépend de ce qu'il se passe dans les premières pages. Elles sont donc primordiales. D'ailleurs ce n'est pas parce qu'on connait le speech d'un livre ou d'un film que la pause de l'intrigue doit être faite à la va-vite. 150 pages sur un livre qui en fait 1200 ce nest pas tant que ça 😉
    Aussi caricaturaux qui soient ses personnages en général, allez regarder sur Internet des gens qui marchent et se prennent une vitre qu'ils n'avaient pas vue… ça saigne ! 😉

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