Stefan Platteau : Dévoreur (Les Sentiers des Astres)

Ce que l’éditeur nous dit :

Sommes-nous les jouets des astres ? Qu’est-ce que ces choses lointaines éveillent en nous, qui nous anime, et nous pousse à agir d’une façon qui nous étonne nous-mêmes ?
Au-dessus de la demeure de Vidal, l’éleveur d’ânes, une planète brille trop fort ; le comportement de cet homme paisible s’en ressent. Son amie Aube assiste, impuissante, à sa transformation. Parviendra-t-elle à l’arracher à cette influence néfaste, ou faudra-t-il attendre l’aide de Peyr Romo, le magicien des Monts de souffre ?
Dans la vallée de Pélagis, de vieux instincts s’éveillent, prêt à dévorer toute humanité dans le cœur des êtres…
Une plongée dans l’âme d’un monstre, dans l’univers des Sentiers des Astres.

Ce que j’en pense :

J’ai rapidement été séduite par la plume de Stefan Platteau et happée par le récit du Dévoreur. Il reprend d’une certaine manière les ingrédients du conte, mais le fait avec une grande “modernité”. Car d’une certaine façon, cette histoire est une version alternative aux ogres de Grimm ou Perrault qui ont fait frémir notre enfance. On y retrouve ce mélange entre magie et horreur (loin des adaptations actuelles de Disney) qui ont fait toute l’efficacité de ces auteurs des siècles passés. C’est juste assez “beau” pour qu’on ait envie de continuer, mais cela fait aussi suffisamment froid dans le dos pour marquer les esprits. C’est la prouesse qu’avait réalisée John Connolly dans Le livre des choses perdues.
J’ai beaucoup apprécié le découpage, qui nous fait vivre ces aventures sous l’oeil des différents personnages. Bon point en particulier pour Aube, femme forte qui se prend en main et se bat pour ses enfants sans attendre qu’un homme s’en charge pour elle (même si ses capacités connaissent leurs limites, elle va au bout de son possible). Le fait de donner un passé et une explication au comportement du géant permet d’ajouter certaines subtilités au roman, sortant du simplisme habituel des gentils contre les méchants. Les choses sont plus complexes, ce qui influence les prises de décision des protagonistes. J’ajouterai également ce château incroyable dans lequel se passe une partie de l’action, si vivant qu’il en serait presque une entité à part entière.
Enfin, je soulignerai l’objet qu’est le livre de Stefan Platteau, au petit format carré merveilleusement réalisé et soulignant à merveille la beauté de son contenu.

Conclusion :

Happant et glaçant, un conte moderne comme je les aime.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les grimoires
l’astrologie
les allées d’honneur
la montagne

SFFF & D. : item 2

Dévoreur sur Amazon

2 Comments

  1. Pingback: Challenge SFFF & Diversité

  2. Intéressant, j’y jetterais peut-être un oeil (mais j’avoue que Manesh ne m’a pas marqué plus que ça du coup y’a pas d’urgence).

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