Sarah Gavron : Les suffragettes (Suffragette)

Ce que le synopsis nous dit :
Au début du siècle dernier, en Angleterre, des femmes de toutes conditions décident de se battre pour obtenir le droit de vote. Face à leurs revendications, les réactions du gouvernement sont de plus en plus brutales et les obligent à entrer dans la clandestinité pour une lutte de plus en plus radicale. Puisque les manifestations pacifiques n’ont rien donné, celles que l’on appelle les suffragettes finissent par avoir recours à la violence pour se faire entendre. Dans ce combat pour l’égalité, elles sont prêtes à tout risquer: leur travail, leur maison, leurs enfants, et même leur vie. Maud est l’une de ces femmes. Jeune, mariée, mère, elle va se jeter dans le tourbillon d’une histoire que plus rien n’arrêtera…

Ce que j’en pense :
Au beau milieu des élections régionales, il est bon de se souvenir qu’en France les femmes ne peuvent voter que depuis 1944, ou qu’en Arabie Saoudite, ce privilège commence seulement à se mettre en place. Le film se focalise ici sur les actions mises en place par la population « féministe » britannique pour obtenir ce droit. Si certains personnages emblématiques du mouvement sont représentés, l’héroïne est  la Mme Toulemonde de l’époque, une illustre inconnue aux conditions de vie éprouvantes, issue de la population ouvrière. Les inégalités mises en lumière vont bien au-delà du simple accès aux urnes : les femmes étaient tout simplement soumises au bon vouloir de la gent masculine (vis-à-vis de l’argent, du travail, des enfants…) et n’avaient presque aucun autre choix que celui de devenir de bonnes épouses. Si je déplore le fait qu’il semble que le changement ne puisse se faire que dans la violence, je m’étonne pas de la virulence dont la société a alors fait preuve pour tenter d’enrayer le changement. Britanniques, françaises ou autres, je suis reconnaissante envers toutes ces personnes avant moi qui ont oeuvrées pour me donner les droits dont je bénéficie aujourd’hui. Ici ou ailleurs, la marche vers l’égalité (homme/femme ou autre) est loin d’être terminée, mais j’espère sincèrement que nous continuions à aller dans le bon sens.

Conclusion :
Une page de l’histoire intéressante et bien racontée.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sentences
les témoignages
l’impuissance
la moitié de la population terrestre


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