Roman Polanski : Carnage

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un jardin public, deux enfants de 11 ans se bagarrent et se blessent. Les parents de la « victime » demandent à s’expliquer avec les parents du « coupable ». Rapidement, les échanges cordiaux cèdent le pas à l’affrontement. Où s’arrêtera le carnage ?

Ce que j’en pense :
Quatre personnages, un décor fixe et une situation de départ somme toute assez banale. 80 min plus tard, contrairement à l’atmosphère, le contexte n’a pas changé et c’est déjà terminé. C’est toute la magie du huit clos, cette fascination que peut provoquer l’observation de l’espèce humaine… Et puis quitte à avoir un casting aussi réduit, autant bien choisir ses acteurs. De ce côté là Roman Polanski ne s’est rien refusé et sans surprise, les interprétations sont excellentes. Certaines scènes sont même vraiment drôles.
Cependant, quelques incohérences ponctues le scénario. Bien sûr, c’est la définition même de la nature humaine que d’être imprévisible, mais ici les enchaînements de situations se font parfois trop vite. En fait on aurait pu aller beaucoup plus loin dans le décorticage sociologique (peut être est ce dû à la nature théâtrale de l’oeuvre, qui ne peut se permettre de durer trop longtemps). S’il fallait comparer, disons que Carnage est loin d’atteindre le grandiose d’un Douze hommes en colère par exemple.

Conclusion :
Un très bon moment, même si dans le genre on a fait mieux.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les tulipes
– les téléphones portables
– les sèche-cheveux
– les cigares

2 Comments

  1. En fait, "en vrai" le texte original de Yasmina Reza, "Le Dieu du Carnage" est une véritable perle ! Chapeau bas à Roman Polanski pour l'avoir aussi bien respecté et pour avoir évité une caméra fixe pendant 1H30…
    Mais hélas, trois fois hélas, le passage du théâtre au cinéma n'a d'intérêt que la vulgarisation de l'œuvre et son accessibilité au plus grand nombre.
    Les savoureux moments de complicité masculine ou féminine ne peuvent que se ressentir sur scène et passent assez mal au cinéma. D'où l'impression gênante que le film va un peu vite dans l'évolution des rapports entre personnages.

    Bref, tout cela pour vous dire : "la prochaine fois que ce bijoux passe au théâtre : courrez-y !"

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