Robin Hobb : Le soldat chamane (Soldier’s son trilogy)

Ce que l’éditeur nous dit :

Dans une société aux codes stricts, Nevare, 15 ans, est confié par son père à un guerrier nomade. Grâce à des drogues et une transe chamanique ce dernier projette le jeune homme dans un autre monde où une femme-arbre s’empare de son esprit. A son retour Nevare est devenu très sensible à la destruction des arbres et de la nature…
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Nevare Burvelle was destined from birth to be a soldier. The second son of a newly anointed nobleman, he must endure the rigors of military training at the elite King’s Cavella Academy—and survive the hatred, cruelty, and derision of his aristocratic classmates—before joining the King of Gernia’s brutal campaign of territorial expansion. The life chosen for him will be fraught with hardship, for he must ultimately face a forest-dwelling folk who will not submit easily to a king’s tyranny. And they possess an ancient magic their would-be conquerors have long discounted—a powerful sorcery that threatens to claim Nevare Burvelle’s soul and devastate his world once the Dark Evening brings the carnival to Old Thares.

Ce que j’en pense :
Deux quatrième de couvertures, donnent deux points de vues complémentaires sur la trologie de Soldier’s son. Celle ci se partage clairement en deux parties (du point de vue intensité de l’action).
La première consiste en la construction de l’univers, la compréhension du personnages principal, et surtout la mise en place de ses valeurs. Celle ci est plaisante à lire, même si pas forcément des plus passionnantes, mais nécessaire pour la suite des évènements. Certains diront que trop de détails sont fournis, rendant le récit trop long. C’est vrai, mais c’est précisément ce qui fait tout le charme de l’écriture de Robin Hobb : presque chaque minute de la vie du héros est contée, nous laissant s’attacher malgré nous à Nevare…
La seconde partie débute alors que toute les malheurs du monde s’abattent sur notre cher protagoniste. Aussi difficile à admettre que cela soit, c’est à ce moment là que cela devient vraiment palpitant. Non pas par goût de cruauté, mais parce qu’il faut lire au plus vite pour espérer voir cesser tant d’injustices ! Pour ma part j’ai alors été happée jusqu’à la dernière page. Cela n’est pas sans rapports avec les nombreux thèmes abordés : la tradition, la pression familiale, l’environnement, la définition de la beauté, et bien d’autres encore.
La fin est curieusement rapide comparée au reste, et aurait bien méritée quelques pages de plus. Mais y à repenser, elle correspond bien à cette auteur. A chacun d’imaginer la suite.

Conclusion :
Peut être pas la plus belle composition de Robin Hobb, mais d’un niveau largement suffisant pour passer d’excellents moment en la compagnie de ce cher Nevare.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les trucs qui poussent
– l’art de la construction
– la schizophrénie
– le scoutisme

2 Comments

  1. J'ai suivi les versions de poche (en français) donc il me reste le dernier tome à déguster pour ma part.

    De toute façon, avec Robin Hobb les fins sont toujours assez sèches je trouve (ce qui est bien dommage)

  2. Ben oui c'est hallucinant alors que le reste est tellement détaillé. Peut être que ça lui fait de la peine de quitter ses personnages et qu'elle fait ça comme si elle retirait un pansement (pour moins souffrir) 😀

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