Raymond Queneau : Zazie dans le métro

Ce que l’éditeur nous dit :
Zazie débarque pour la première fois chez son tonton Gabriel. Le Panthéon, les Invalides et le tombeau du véritable Napoléon, elle s’en contrefiche. Mais kessqui l’intéresse alors, zazie, à part les bloudjinnzes? Le métro. Et quand elle apprend que les employés sont en grève, elle leur envoie une bordée d’injures? C’est qu’il vaut mieux pas la contrarier, la mouflette !

Ce que j’en pense :
Quelle déception, vraiment ! Avant d’ouvrir ce livre, son titre m’évoquait deux choses. Tout d’abord la chanteuse Zazie, qui aurait choisi son pseudonyme en hommage à cet ouvrage. Et puis le long couloir de tapis roulants de la station de métro Monparnasse-Bienvenü, qui distrait les passagers d’un alphabet mural et affiche fièrement cet ouvrage à la lettre “z”.
Pourtant j’écoute les chansons de Zazie. A t-elle vraiment lu le même livre que moi ? Et puis le choix de la RATP, n’en parlons pas. Encore un des grands mystères que laissera irrésolu cette société (car pour ceux qui ne le savent pas, Zazie l’héroïne ne mettra jamais les pieds dans une rame, grève oblige – la compagnie ferroviaire serait-elle fière de cet aspect de son image au point de l’afficher en grosses lettres ?!).
Ce qui m’a déçu c’est d’abord le style. Pur choix, c’est certain, car on sent bien que pour autant Raymond Queneau maîtrise parfaitement la langue française. Mais si c’est amusant deux minutes, c’est juste lassant au-delà. Et surtout ma face cachée de puritaine s’offusque que l’on puise disposer dans le rayon jeunesse des bibliothèques municipales une source si abondante de gros mots en tout genre… Et puis c’est aussi le fond. Car à dire vrai il ne se passe pas grand chose. J’ai clairement du louper quelque chose, notamment cet aspect quête initiatique qui revient si souvent dans les références à cet ouvrage. Le personnage principal n’évoluant pas du tout, je cherche encore de quoi il peu s’agir.

Conclusion :
Grosse déconvenue (dans l’édition que j’avais, c’était même le cas des illustrations). Si j’osais je tirerais la langue à l’auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– la bibine
– le spectacle
– le marché
– l’impolitesse

2 Comments

  1. Je me rappelle l'avoir lu au début de l'adolescence et je n'avais pas aimé non plus, le style, les mots, la gamine. Bon, j'étais jeune mais je ne crois pas que je l'aimerais plus maintenant.
    Bon weekend.
    PS : tu es bien inscrite en Dragon d'eau et en Spéciale dragon 😉

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