Pierre Boulle : La planète des singes

Ce que l’éditeur nous dit :
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie? C’est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celle de notre terre. Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité…

Ce que j’en pense :
Après avoir apprécié les adaptions de Franklin J. Schaffner (1968) et celle de Tim Burton (2001), après avoir vu au cinéma Les Origines (2011) et loupé l’Affrontement (2014, va falloir que j’attende le DVD maintenant), je me suis décidée à lire l’œuvre qui est à l’origine de tout, j’ai nommé la Planète des singes de Pierre Boulle (ah zut, c’était déjà écrit dans le titre de cet article, je crois que j’ai raté mon effet de surprise).
Au départ j’ai eu un peu de mal à entrer de cette histoire, notamment à cause du style d’écriture un peu vieillot et d’une narration quelque peu scolaire. C’est à partir de la rencontre avec les singes que les choses deviennent réellement intéressantes. Pierre Boulle nous propose une véritable mise en abîme du positionnement de l’homme vis-à-vis des autres espèces (ici avec l’exemple particulier des hominidés). J’ai beaucoup aimé toute la réflexion sur la détermination de l’intelligence d’un individu, tandis que le héros tente désespérément de prouver son statut d’être évolué et pensant à des scientifiques dont l’esprit ne peut même pas envisager cette possibilité, a priori. Si mon souvenir est bon, cette notion n’est pas ou peu abordée dans les adaptations, pas à ce point-là en tout cas (à noter que c’est la version de 1968 qui reste la plus fidèle au texte). Certes la fin est bien moins surprenante lorsque l’on a déjà vu le film, mais je comprends largement que ce livre ait été la source de si nombreuses inspirations.

Conclusion :
Retour aux origines.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les messages en bouteille
la nudité
la reproduction
les singeries

 

4 Comments

  1. Je l'ai lu après avoir connu le film de 68, j'avoue avoir été un peu déçue parce que ça bouge moins (et y'a moins l'effet surprise à la fin). Par contre de mémoire la description de la société des singes était vraiment super détaillée.

    • Oui c'est sûr que l'effet de surprise joue beaucoup dans l'appréciation du film. Là justement le "suspense" consistait plutôt à se demander si ça aillait finir de la même façon ou pas (et si oui, comment il allait réussir à retomber sur ça malgré des détails qui ne collaient pas).

  2. J'ai bien aimé ce roman même si comme toi j'ai eu du mal au début à entrer dans l'histoire 😉 j'en garde encore un bon souvenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *