Orson Scott Card : La stratégie de l’Ombre (volumes 1 et 2) (Ender’s Shadow)

Ce que l’éditeur nous dit :
Pour Bean, l’existence se résume à un seul mot : survivre. Sa fuite, à l’âge d’un an, de la clinique clandestine où il a été conçu artificiellement le conduit droit dans l’enfer des bas-quartiers de Rotterdam, où la violence, la drogue et la prostitution deviennent son quotidien. Grâce à son incroyable intelligence, il s’attire cependant l’attention des pontes de la Flotte Intergalactique, qui voient en lui un nouvel Ender Wiggin. Ender Wiggin, le légendaire gamin surdoué chargé d’orchestrer la contre-attaque contre les formiques. Ender Wiggin, le dernier espoir de l’humanité. Enfin, jusqu’à maintenant, car Bean n’a pas choisi d’intégrer, l’école de guerre pour faire de la figuration

Ce que j’en pense :
La saga d’Ender déjà achevée depuis longtemps, quel plaisir de pouvoir replonger ainsi dans l’univers d’Orson Scott Card. Le premier tome en particulier, qui retrace du point de vue de Bean les années à l’école de la guerre fut un véritable bonheur, que j’ai dévoré rapidement. Depuis l’écriture de la Stratégie Ender, bien des années se sont écoulées, permettant à l’écrivain de perfectionner son art, qui a ainsi su, à partir de personnages et d’une trame similaire, d’apporter un aspect vraiment différenciant, une vraie fraîcheur à son histoire (même si les protagonistes sont toujours autant “trop forts pour être vrais”).
Il en va différemment avec L’Ombre de l’hégémon, dont la vocation est uniquement socio-politique, à grand renforts de jeux internationaux. L’auteur s’est sans doute bien amusé à imaginer intrigues, incidents diplomatiques et traîtrises entre quelques grandes nations de notre planète. Personnellement je me suis rapidement ennuyée. Déjà, parce qu’il faut bien avouer que les enjeux internationaux ne m’intéressent pas tant que ça, et a fortiori quand ils sont inventés de A à Z (pour le coup, je trouve cela tout de même très prétentieux). Soulagée d’en voir le bout, je ne m’attaquerais certainement pas aux volumes suivants. Je reprendrais éventuellement aux Rejetons de l’ombre, qui parait à nouveau prendre un nouvel angle de perspective. Au moins, on ne pourra pas reprocher à l’auteur de ne pas essayer de nouvelles choses.

Conclusion :
Ravie d’en savoir plus sur l’enfance de Bean,je reste dubitative sur le reste du cycle de l’ombre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les rations
les modèles
la culpabilité
les langues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *