Nicolas Charlet et Bruno Lavaine : Le grand méchant loup

Ce que le synopsis nous dit :
Il était une fois trois frères qui vivaient heureux. Du moins le pensaient-ils. Un jour leur maman eut un accident. Alors Henri, Philippe et Louis se mirent à se questionner sur le sens de leur vie. Une grande vague de doutes pour ces quarantenaires versaillais sans histoire, qui suffit à leur faire entrouvrir la porte à l’inédit, à l’interdit, à l’aventure… au Grand Méchant Loup!  De maison de paille en maison de bois, le loup aussi sexy soit-il délogera-t-il nos trois frères ? Et l’hôtel particulier en pierre de taille de l’aîné, est-il vraiment si solide ? Et si au bout du compte la vie d’adulte n’était pas complètement un conte pour enfant ?

Ce que j’en pense :
Si cette version est semble t-il moins « trash » (entendre par là contenant bienp moins de scènes de batifolage) que son homologue canadienne, Le grand méchant loup reste un film assez déroutant, qui pourra mettre mal à l’aise plus d’un spectateur. Pour ma part je suis toujours abasourdie par un certain retournement de situation vers la du film. Disons que c’est un point de vue, qui en vaut d’autres, sur le rapport des hommes à la fidélité (qui serait impossible à tenir sur le long terme).
Si le casting excellent, le film manque d’équilibre dans son ensemble, avec de nombreuses longueurs dans la dernière heure. J’ai également trouvé que trop de temps était consacrée à l’histoire de Benoit Pooldorve, au dépend de celles des autres frères.
Mais il s’agit aussi d’un vrai questionnement sur le sens de la vie, sur les attentes et les rêves non réalisés, sur le fondement du bonheur. Peut on se contenter de ce que l’on a, pour avoir à un moment penser que cela nous correspondait, ou pour avoir céder à la facilité ? A quel point la remise en question est elle utile ? L’herbe est elle vraiment toujours plus verte dans le jardin du voisin ?

Conclusion :
Intéressant mais déroutant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les carrelages
– les châteaux
– les échafaudages
– les menteries

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