Neill Blomkamp : Elysium

Ce que le synopsis nous dit :
En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max, un homme ordinaire pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses –  s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

Ce que j’en pense :
A première vu, le pitch d’Elysium est ultra classique : les gentils pauvres contre les méchants riches, une répartition plus qu’inégale des ressources, bref la lutte des classes. S’il n’a jamais été nécessaire d’avoir une idée de base originale pour faire un bon film, il semble que cela ne soit pas non plus un gage de qualité.
Le spectateur passe ainsi 110 minutes hébété devant un enchainement de scènes de plus en plus violentes, maladroitement colmatées ensemble par une scénario de plus en plus incohérent. De vagues justifications tentent parfois de rattraper le coup. Par exemple on nous balance de but en blanc que si si le gros méchant est vraiment méchant parce que c’est un ancien violeur psychopathe. C’est sûr qu’une fois cette précision en tête on est tout de suite plus convaincu. Pour sa part le héros gambade comme un cabri malgré les multiples coups et blessures qui manquent chaque fois de lui coûter la vie ; mais il prend des antibiotiques donc c’est normal. Concernant le jeu d’acteur, difficile d’évaluer Matt Damon dont le personnage est si superficiel que sa marge de manœuvre était surement quasi nulle. Admirons tout de même le français sans accent de Jodie Foster, bluffante.
Le dénouement, d’une naïveté si consternante qu’il en est ridicule, donne la parfaite touche finale à Elysium.

Conclusion :
hum hum.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les exosquelettes
– les pelouses
– les coups
– les tatouages

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