Na Hong-jin : The strangers (Gokseong – 곡성)

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Ce que le synopsis nous dit :

La vie d’un village coréen est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués, qui frappe au hasard la petite communauté rurale. La présence, récente, d’un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attise rumeurs et superstitions. Face à l’incompétence de la police pour trouver l’assassin ou une explication sensée, certains villageois demandent l’aide d’un chaman. Pour Jong-gu aussi , un policier dont la famille est directement menacée, il est de plus en plus évident que ces crimes ont un fondement surnaturel…

Ce que j’en pense :

Si je commence l’air de rien à apprécier les films d’épouvante (suite à une petite cure des meilleurs crus des années 60, merci Hitchock & Co.), il s’agit toujours d’un genre que j’aborde avec beaucoup de prudence. Parce que je n’aime pas avoir peur en fait ! Je dois avouer cependant que le visionnage de The Chaser, première réalisation de Na Hong-jin, reste parmi mes souvenirs les plus marquants du cinéma. Alors que je m’étais sentie totalement arnaquée dans les premières minutes (on m’y avait honteusement traînée sans m’informer de la teneur du contenu), j’ai rapidement été subjuguée par l’emprise de ce film (j’ai aussi mal dormi pendant les jours qui ont suivi, ce qui est une autre histoire).
C’est donc avec un enthousiasme circonspect que j’ai à nouveau pris rendez-vous avec le réalisateur, prête au pire comme au meilleur. J’avais lu sur le web que la première partie du film était passablement grotesque, pour mieux nous envelopper dans son horreur par la suite. Quelqu’un a même écrit que Na Hong-jin “en avait à notre âme”. Si j’ai tout à fait retrouvé l’aspect ridicule, je n’ai pas compris à quel moment il était censé se terminer. Figurez-vous qu’à une demi-heure de l’épilogue, mon voisin subissait toujours des crises de fou rire. Il faut dire que ça s’insulte à tire-larigot, ça tombe souvent (digne d’un Benny Hill) et ça chouine à n’en plus finir. J’avais déjà remarqué des caractéristiques dans le cinéma coréen, mais il ne faut pas exagérer non plus…
the-chaser_Na_Honh-Ji,On n’échappe pas bien sûr aux scènes ensanglantées, pendant lesquelles j’ai scrupuleusement fermé les yeux. Il ne m’a pas semblé qu’elles étaient angoissantes, seulement longues, très longues. Un aspect positif cependant est la mise en scène, avec ses plans enveloppant , ses paysages beaux et effroyables à la fois. Elle ne suffira pas à sauver l’ensemble, définitivement saccagé par la fin, qui ayant dû avoir lieu quarante bonnes minutes plus tôt, laisse très sceptique quant à l’intérêt général de cette histoire.

Conclusion :

Long et ridicule, malgré une mise en scène aboutie.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

les masques de boue
les gros cailloux
les objets tranchants
les photographes en herbe

2f

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