Mohamed Hamidi : Né quelque part

Ce que le synopsis nous dit :
Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France…

Ce que j’en pense :
Une fois n’est pas coutume, commençons par les défauts. Tout d’abord que fais Jamel Debbouze en tête d’affiche, alors qu’il apparaît maximum 15 minutes à l’écran, dans un rôle plus que secondaire ? Notons ensuite le caractère très machiste du film, alors que les rares femmes y figurant n’y sont que pour faire la lessive, ou être jolie et se taire (exception faite de LA française). Enfin si j’ai souvent souris, je n’ai pas partagé le niveau d’hilarité atteint par certains de mes co-spectateurs.
Cela dit, j’ai passé un excellent moment. Un tel sujet ne peux que me toucher, étant plus que d’accord avec le message qui ouvre et clôture Né quelque part : on est jamais assez curieux de ses origines. De nombreux autres sous thèmes sont abordés, tels que la confrontation entre identité et culture, la notion de la famille, la situation politique en Algérie, la relation complexe du pays avec la France, les choix, les conséquences et les risques de l’immigration. Tout cela est abordé avec force et subtilité. Et cette Algérie, pourtant loin d’être idéalisée, qu’elle est belle, qu’elle est aimée par Mohamed Hamidi. Plus encore que le reste, la scène du dénouement final est extrêmement touchante.


Conclusion :
Un beau thème, un beau film.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– les paperasses
– les frontières
– les téléphones fixes
– les pierres

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