Michel Faubert et Michel Hindenoch : Contes et complaintes, deux voix contemporaines

Ce que l’éditeur nous dit :
« Il y avait foule, en ce soir d’Octobre 2007, aux portes de la salle de spectacle du Vieux Clocher de Sherbrooke, qui accueillait le conteur québécois Michel Faubert et le conteur français Michel Hindenoch, pour la première fois réunis sur scène grâce à l’ingénieuse programmation du festival Les jours sont contés en Estrie.
La soirée fut à la hauteur des attentes. Dans une atmosphère empreinte à la fois de reccueillement et d’audace, de ferveur et d’ultra sensibilité, ces deux grands de la tradition orale ont fait alterner contes te chants de leurs terroirs respectifs.
Le livre et le CD qui l’accompagne répondent au désir d’inscrire -dans notre mémoire et notre répertoire- ce spectacle, l’un des plus grands moments qu’a connu le milieu du conte au Québec. »

Ce que j’en pense :
L’art de conter ce perd, ce qui est bien dommage. C’est donc une grande joie que de pouvoir renouveler avec cette tradition dans la présente édition.
Les deux conteurs sont excellents, très bien accompagné en musique. Certes elle est un peu trop répétitive dans les premiers morceaux, presque décorelée des récits, mais cela s’améliore par la suite.
Les deux voix sont sympathique séparément, mais encore meilleures en duo. L’accent québécois, éveillant la surprise et l’amusement pour ceux qui n’en sont, comme moi, pas coutumiers, y ajoute un charme certain.
Pour ce qui est du contenu, certaines histoires sont plus plaisantes que d’autres, mais il faudrait être bien exigeant pour ne pas trouver son bonheur parmi la palette présentée. La présentation en générale est quand à elle très soignée.
Quelques points négatifs à noter cependant : la cohérence entre le visuel et l’audio n’est pas assuré, l’ordonnance ayant été pensée de deux façons distinctes. Les pistes ne sont d’ailleurs pas nommées lorsque l’on consulte le CD.
Enfin il est bien regrettable de ne pouvoir entendre que quelques unes des histoires proposées. Car si le livre est intéressant en soit, il ne faut pas oublier que le conte est avant tout un art oral…

Conclusion :
Merci à Babelio pour l’organisation de la Masse Critique et aux éditions Planète rebelle pour leur contribution. C’est avec plaisir que je participerai à nouveau.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– Les serpents
– Les princesses
– Les fantômes
– les feux de paille

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