Michael Cunningham/Stephen Daldry : Les heures (The hours)

Ce que l’éditeur nous dit :
Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu’à l’incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award. 


Ce que j’en pense :
Quelle oeuvre bien singulière que celle des Heures, dans son format écrit originel aussi bien que dans son adaptation cinématographique. Le roman, assez court au final (ce qui ne n’empêche beaucoup de profondeur), n’a quasiment rien perdu une fois transcrit à l’écran, au contraire. L’angle de vue est légèrement décalé de l’un à l’autre : alors que Stephen Daldry met l’accent sur le mal-être des trois héroïnes (les craquages, les pleurs, etc), Michael Cunningham se focalise quant à lui sur l’attrait que la mort exerce sur elles, telle la promesse d’une douce délivrance (le résultat est certes le même, mais le cheminement est différent). Quand l’écrit permet beaucoup plus d’introspection, l’image a su mieux mettre en avant les parallèles entre ces trois femmes et montre plus explicitement les liens qui les rattachent. Quel que soit le support, quelle fascinante épopée que cet éternellement recommencement de l’histoire, quel bel hommage à la littérature, là où l’écrivain, le personnage et le lecteur se croisent…
Seul petit bémol : j’avais un souvenir extrêmement fort des Heures, lu/vu à la sortie du film en 1998, tandis que cette redécouverte m’a moins transportée, sûrement à cause d’un état d’esprit différent (car il ne semble pas que l’un ou l’autre ait mal vieilli). Ce qui n’a pas changé : à l’époque cela m’avait donné envie de découvrir Virginia Woolf, ce n’est toujours pas fait mais c’est toujours prévu.


Conclusion :
Une histoire immuable.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
les gâteaux
les mots
l’envie de bien faire


2 Comments

  1. J'avais beaucoup aimé le film, c'est bon à savoir qu'il est très proche du roman. Par contre on l'avait étudié en anglais à la fac et on avait lu en parallèle des extraits de Mrs Dalloway, c'est pas évident à lire !

    • C'est vrai que ça n'a pas l'air coton à lire Virginia Woolf, alors en plus en version originale, ça doit être dur !

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