Max Gallo : Les Romains, tome 1 : Spartacus

Ce que l’éditeur nous dit :
Spartacus : ce nom a traversé les millénaires.
Max Gallo le fait vivre à nouveau en suivant le destin de ce Thrace qui refuse la domination romaine. Elle le réduit en esclavage et fait de lui un gladiateur. Il s’enfuit avec quelques compagnons voués comme lui à la mort dans les arènes. Spartacus défait les légions envoyées à sa poursuite. Des milliers d’esclaves le rejoignent. Un souffle de liberté embrase, du Vésuve au Pô, toute la péninsule italienne. La République romaine tremble. Max Gallo peint la fresque de cette guerre « servile ». D’un côté, l’ordre des légions, la puissance et la richesse de Rome, ses tribuns, ses consuls, César, Crassus, Pompée. De l’autre, la soif de liberté, la sauvagerie, l’anarchie d’hommes qui ont brisé leurs chaînes et qui pillent, saccagent, suivant Spartacus sans lui obéir. Toute une époque cruelle s’anime sous la plume de Max Gallo. L’histoire devient chair palpitante, visages, pleurs et passions, voix qui racontent. Chacun veut laisser sa trace.
« Ceux dont on se souvient ne meurent pas, dit Spartacus. Nous avons été vaincus, mais nous avons vécu en hommes libres. »
Les six mille croix dressées par le proconsul Crassus le long de la Via Appia pour supplicier les esclaves révoltés et terroriser les générations futures n’effaceront pas le souvenir de Spartacus.

Ce que j’en pense :
Si le nom de Spartacus est sensé avoir traversé les millénaires, je ne l’avais jamais croisé jusqu’ici. A la recherche de lectures sur l’époque romaine, je l’ai découvert un peu par hasard. Le nom de Max Gallo, par contre, m’étais déjà familier. C’était donc l’occasion idéale de découvrir cet auteur si prolifique.
Le style littéraire est assez décevant pour un écrivain ayant une telle expérience, presque pauvre. A sa décharge, l’univers du combat et des barbares ne se prête pas forcément à de la grande poésie. Cela dit, on ne sent que très peu d’efforts. Par exemple, si les narrateurs se succèdent au cours du livre, rien dans le style ne marque cette différence. L’utilisation d’une unique troisième personne neutre aurait été plus appropriée.
Pour l’approche historique par contre, Max Gallo permet réellement au lecteur d’apprendre quelque chose. Il s’est bien documenté et cette platitude littéraire laisse une plus grande place à l’Histoire. Je pense que je lirais quand même les tomes suivants.

Conclusion :

Un petit pas pour la lecture, un grand pas pour la culture générale.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– Les ménageries
– La tannerie
– La tenu d’Adam
– Les cultes

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