Maurice Druon : Les grandes famille

Ce que l’éditeur nous dit :
C’est dans les cercles de la grande banque, de la politique, de l’armée, de la célébrité et de l’oisiveté luxueuse que se déroulent les trois romans du cycle Les Grandes Familles, cette vaste fresque de la société française d’entre les deux guerres mondiales. Romans de l’ambition, de ses succès et de ses échecs, romans du pouvoir, de ses triomphes et de ses écroulements, romans des affaires, de leur turbulence et de leurs faillites, romans du vieillissement, des déchéances et de la mort, où s’affrontent aristocrates, grands bourgeois, et arrivistes. Comme en écho à cette décadence sociale, et de la même période d’écriture, voici La Volupté d’être et sa fascinante héroïne, la Contessa Lucrezia Sanziani, vieille femme casquée et gantée de panthère, qui rejoue les scènes d’un passé ardent, mouvementé, quasi fabuleux, pour la petite femme de chambre de l’hôtel autrefois luxueux où elle s’est retirée.

Ce que j’en pense :
Désoeuvrée (et désemparée) peu de temps après avoir lu la dernière ligne des Rois Maudits, j’ai tenté de me lancer dans un nouveau roman de Maurice Druon. Avec Les Grandes familles, j’ai pu retrouver avec délice son écriture, même si la saveur était un peu différente. Finalement, j’ai trouvé que ce roman ressemblait énormément, par l’ambiance et par la forme, à certain autres livres de Ken Follet, tels que La marque des Windfield ou bien Le Pays de la liberté. Tous ont pour points communs de nous conter le destin d’un famille dont on suit plusieurs générations, dont les membres sont capables du pire comme du meilleurs, au sein desquelles trahisons, menaces et manigances sont le lot quotidien, avec bien souvent l’argent pour moteur de motivation. De plus, richement documentés et à grand renforts de descriptions, ils sont chacun le reflet d’une époque et d’un milieu.
Et bien sûr, quand c’est si bien écrit, le lecteur ne peut être qu’emporté dans cette frénésie, dévorant les pages pour qu’enfin cesse la tourmente des personnages. Parallèlement, difficile parfois de croire à cet acharnement du destin, peut être est-ce trop. Dans le cas des Grandes familles, la frénésie devenant parfois pesante, j’ai décroché de certains passages devenant trop longs. C’est pourquoi, malgré un certain plaisir et ce “premier tome” aboutissant sur une fin satisfaisante en soi, je ne pense pas lire la suite


Conclusion :
Une saga étourdissante, mais parfois un peu écrasante.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– le sucre
– l’influence
– les journeaux
– la crise

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