Marek Halter : La reine de Saba – inachevé

Ce que l’éditeur nous dit :
Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d’or et d’encens. Mais sa plus belle bataille fut celle de l’amour et de l’intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes. Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des cantiques inscrira pour l’éternité dans la mémoire amoureuse de l’Occident. L’histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d’Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d’une longue lignée de rois africains. A la suite de la Bible, des Evangiles et du Coran, la reine de Saba a fait rêver des générations de peintres, de poètes et d’écrivains. Aujourd’hui, s’appuyant sur les dernières fouilles archéologiques, Marek Halter part à son tour à sa rencontre. Il nous révèle une reine de Saba d’une modernité inattendue.

Ce que j’en pense :
Je n’ai pas terminé ce livre. Et je n’ai pas l’intention de le faire.
Marek Halter compte à mon sens parmi les grands auteurs. Avec ses yeux malicieux et plein de sagesses, avec sa grande barbe grisonnante, il représente pour moi l’image du grand-père que tout le monde devrait avoir, celui qui conte des histoires. J’avais été conquise par la série de la bible au féminin. J’avais apprécié Marie (intéressant du point de vue historique/religieux, mais une héroïne assez stupide). Je n’ai pas trouvé d’intérêt à La reine de Saba.
Du point de vue découpage, j’ai lu jusqu’à la fin de la seconde partie, ce qui représente plus du tiers du volume. C’est d’abord à cause de la concentration de noms en si peu de pages : entre le père, la fille, la concubine, les alliés, les ennemis, les dieux… on ne s’y retrouve plus. Ensuite, à cause du manque de crédibilité des personnages : Makéba par exemple est la plus belle femme du royaume, rien que ça, mais elle est aussi rusée, intelligente, sûre d’elle… Trop de qualités pour une seule personne. De plus, les sentiments sont trop exacerbés. Certes la plume de Marek Halter est magnifique. Il sait choisir ses mots, ce qu’il écrit est très beau, tout comme l’est la couverture de ce roman. Mais cela n’a pas suffit. Ne m’étant jamais attaché aux personnages, j’ai commencé à survoler les pages, à guetter la fin. Et je me suis demandée si vraiment jamais envie de connaître la suite. La réponse est non.

En conclusion :
Une déception.

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