Maïa Mazaurette : Rien ne nous survivra (Le pire est avenir)

Ce que l’éditeur nous dit :
Les jeunes ont rasé Paris, ont renversé les fondamentaux de notre société ; les jeunes ont osé briser le plus délicieux des tabous : tuer les vieux. Tous les vieux. A partir de vingt-cinq ans. Laissez les Théoriciens vous expliquer pourquoi. Dans cette atmosphère de guerre civile, de poudre et de béton calciné, deux snipers émergent. Silence, l’idole que les jeunes suivraient en enfer, et l’Immortel, qui compte bien faire vivre l’enfer à Silence. Quel meilleur terrain de chasse que les toits parisiens ? Avec un cynisme mordant, un humour corrosif, Rien ne nous survivra propose une variation sur notre société actuelle, tout en piétinant les présupposés de notre morale. Car au jeu de l’intolérance jeunes / vieux, qui a commencé ?

Ce que j’en pense :
Pour ce qui est de l’histoire en elle même, je dois dire que je suis un peu confuse. Le fond est là et il est facile d’imaginer à quel point les idées développées tiennent l’auteur à cœur. A noter qu’à la première publication Maïa avait 24 ans et demi ! Mais tout au long de cette lecture, j’ai eu du mal à voir où elle venait en venir. Je suis constamment restée dans l’expectative de ce qui allait advenir (ce qui est peut être voulu), surprise par la tournure des événements jusqu’à la dernière page.
Si je reconnais sans peine le bien-fondé des arguments pour avoir été « jeune » jusqu’à il y a peu (encore qu’au passage de la barre des 25 ans j’ai eu l’impression de perdre plus d’avantages que je n’en ai gagné), je n’ai pas non plus le sentiment d’avoir veçu cette période comme la profonde injustice décrite. Il me semble que chaque âge, chaque période de la vie va de pair avec ses joies et ses peines, c’est comme ça. Du coup je n’ai pas tellement été touchée par le sujet.
Mais bon c’est Maïa. Maïa, ah son écriture, quel délice. Rien ne nous survivra ne fait pas exception à la règle, c’est un petit bijou stylistique. La manière dont elle parvient à asexué l’un de ses personnages est une véritable prouesse grammaticale pour lequel il faut certainement une bonne dose d’imagination. Un talent d’écrivain qui n’est plus à prouver…

Conclusion :
Un sujet un peu trop révolutionnaire à mon goût mais tout de même très plaisant à lire

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les objets fétiches
– les souterrains
– les blessures
– les gants

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