Lian Hearn : Le clan des Otori (3 volumes)

Ce que l’éditeur nous en dit :
Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?

Ce que j’en pense :
La saga du Clan des Otori a déjà largement fait ses preuves au niveau international. Après lecture je comprends aisément cet engouement général, même si je m’attendais à une œuvre plus « adulte ». Certes les volumes sont présents à la fois en section jeunesse et dans les rayons « pour les grands ». Mais c’est également le cas du Seigneur des Anneaux, ce qui n’a jamais signifié qu’il agissait d’une lecture facile. Celle de Lian  Hearn au contraire, connait cette fluidité spécifique aux romans adolescents.
Cette caractéristique se retrouve dans l’histoire elle-même, très romanesque, où les gentils et les méchants sont bien définis. C’est peut-être d’ailleurs la faiblesse de ce livre, qui manque des dimensions humaines qui peuvent vraiment emballer un lecteur.
Cela dit elle reste une lecture très agréable, dont l’univers de la chevalerie nippone fait toute l’originalité. L’auteur n’étant pas elle-même originaire de l’archipel, il est difficile de dire à quel point la retranscription culturelle qui nous est faites est représentative d’une réalité. Mais même si elle ne l’était qu’en partie, il est très intéressant de découvrir une façon de penser si différente de la nôtre. Là où nos héros sont ceux qui se battent jusqu’à leur dernier souffle, ici le suicide est monnaie courante et même encouragé au moindre déshonneur s’abattant sur soi ou ses proches.

Conclusion :
Une lecture facile et agréable pour la culture générale

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les religions
– la calligraphie
– le théâtre
– les artisans

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