Laurent Genefort : Lum’en

Ce que l’éditeur nous dit :
Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire… Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d’Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d’habitabilité.
« Lum’en » relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d’autres, du moins en apparence… L’histoire de ces femmes, de ces hommes rudes lancés à la conquête d’un monde, le récit des luttes de ces pionniers qui, au fil des générations, vont écrire la plus exceptionnelle des aventures, la plus terrible, aussi, celle de l’ancrage, du développement puis, inéluctable, du déclin d’une colonie dans les confins. L’essence même de la nature humaine, en somme, la quête d’horizons nouveaux. Quitte à rater l’essentiel…
« Lum’en » est lauréat du prestigieux Prix Julia Verlanger 2015


Ce que j’en pense :
Lum’en, un titre que j’ai beaucoup vu cité sur la blogosphère, sans finalement vraiment savoir à quoi m’attendre. Arrivé au troisième chapitre, j’ai été déçue de constater que les personnages avec lesquels nous avions commencé à sympathiser appartenaient désormais au passé. Et j’ai toujours un peu de mal avec les auteurs qui font de “trop gros” sauts dans le temps. J’ai poursuivi, et rebelote aux chapitres suivants. Je me suis finalement renseignée, pour découvrir qu’il s’agissait en réalité d’une recueil de nouvelles, qui misent bout à bout comptais l’émergence puis l’échéance de la colonisation d’une planète. Ayant cette information en tête, j’ai pu mieux apprécier la suite de la lecture, sans toutefois en ressortir très convaincue. Certaines nouvelles sont sympas (celle du point de vue indigène en particulier), mais je n’ai pas ressentie l’émulation que d’autres lecteurs ont semblé avoir. Les personnages sont peu attachants (ce qui n’a rien à voir avec le format court), les concepts mal exploités, peut-être dû à une écriture trop “détachée” quand on voudrait nous sensibiliser.
Il y a un petit Orson Scott Card dans les idées présentées, mais en moins bien. J’ai surtout trouvé que le pseudo film conducteur qui avait été ajouté pour lier le tout était plus un poids qu’une valeur ajoutée.

Conclusion :
Pas convaincue par l’univers.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
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