Laurent Gaudé : La mort du roi Tsongor

Ce que l’éditeur nous en dit :
Ce qui était écrit, était donc écrit. Ce qui fut dit idem. On finit toujours par être rattrapé par son destin. Voilà ce qu’aurait pu déclarer, à juste titre, le roi Tsongor, souverain de Massaba, dans une Afrique lointaine, ancestrale, imaginaire. Un roi bien placé pour en parler : il y a longtemps, il est parti de son royaume pour tout conquérir. Vingt ans de luttes et d’expansions, jusqu’au jour où il parvint au pays des rampants, ces êtres isolés en hameaux, maigres, raides comme des piquets, qu’il anéantit comme ses précédents adversaires. Tous sauf un : Katabolonga qui s’est fait la promesse d’être maître de la mort du roi Tsongor. Devenu porteur du tabouret d’or sur lequel trône le souverain, il est à la fois serviteur et veilleur de Tsongor, avec cette promesse suspendue comme une épée au-dessus de la tête de son maître. Le temps a passé. Les deux hommes ont vieilli ensemble, en presque frères inséparables. Le jour du mariage de Samilia, fille de Tsongor, avec le prince de sel pourrait être le jour fatidique. Pour lui, pour les siens, pour son royaume…

Ce que j’en pense :
Si Laurent Gaudé place La mort du roi Tsongor dans un lointain territoire africain, cette histoire aurait pu se situer n’importe où ailleurs, tant elle est universelle. De même, l’absence d’armes à feux ou autre « technologies contemporaines » est là seule indication sur l’époque. Au fond, ce détail n’a pas d’importance. La lecture m’aura plutôt entraînée vers une contrée d’Arabie, au temps des milles est une nuits. Libre à chacun de se laisser porter par son imagination.
C’est finalement une histoire intemporelle, celle des hommes, de leur désir de conquête, de leur bêtise et leur orgueil, parfois aussi de leur sagesse. Il s’agit d’un conte philosophique, qui ne laisse d’autre choix que de voir jusqu’où peux parfois mener l’absurdité.
L’écriture, à la hauteur du propos, est belle, résonnante comme des tambours de guerre.
Malgré tous ces points positifs, je pense que ce type de récit est fait pour être conter, écouter. Et si je reste sur un bon souvenir, je dois bien avouer que je n’ai parfois pas totalement été absorbée. Une lecture à haute voix dans le pénombre d’un feu de cheminée aurait probablement été plus adaptée que sur un strapontin de métro.

Conclusion :
Je retenterai sans hésitation l’expérience avec cet auteur.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

– les promesses d’enfance
– les pleureuses
– les collines
– les tabourets

2 Comments

  1. Commentaire, juste pour commenter.
    Sache que je ne lis même plus les résumé des éditeurs, mais passe directement sur ton avis perso pour me faire une idée du livre que tu mets en avant ^___^

    Encore une fois malheureusement, je vais me contenter de mes petits bouquins pseudo fantastique et pas chercher plus loin 😀

  2. hehe, moi aussi je fais ca. Parce qu'au final le sujet ca veut pas dire grand chose. Tu peux traiter 10 fois la même chose et avoir chaque fois un résultat différent…
    Chacun son style de livre.

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