Lars von tiers : Melancholia

Ce que le synopsis nous dit :
À l’occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre…

Ce que j’en pense :
Aujourd’hui les critiques “bien pensantes” et autres intellectuels ont tendances à acclamer tout ce qui est “différent” : c’est beau (merci les progrès en matière de qualité d’image, mais de ce côté là, c’est plutôt au producteur qui a pu financer le matériel et l’équipe de designer, qu’au réalisateur, qu’on peut en accorder le mérite), il ne se passe rien, c’est même d’une langueur abominable, avec des sous entendu “philosophiques”, cela ne peut être que l’oeuvre d’un génie ! Au même titre, un monochrome peut se vendre à des sommes folles sous prétexte que c’est de l’art… Parfaitement absurde.
Melancholia, répond bien à tout ces critères, au point qu’il est bien tentant de quitter la salle avant la fin de la séance. C’est looooong (en particuliers les 15 premières minutes) ! Les personnages sont parfaitement ridicules et très peu crédibles. Kristen Dunst et Charlotte Gainsbourd, qui ont pourtant su exprimer tout leur potentiel dans d’autres films, sont ici fades et absurdes, leurs performances n’étant qu’une pale copie de leurs précédentes prestations. Aucun mérite donc. La bande sonore horripilante, se limite à  3 mesures d’un prélude de Wagner (et pourtant je suis pourtant fervante admiratrice de la plupart de l’oeuvre du compositeur) répétées au tout venant jusqu’à l’asphyxie. Et sous couverts de “références”, Lars von Tiers se donne en plus la peine de massacrer les classiques : que l’on vienne m’expliquer le rapport avec le mythe d’Ophélie !
Enfin, sur le fond, j’ai retirée deux idées : l’humanité, et donc la terre, est pourrie et son anéantissement serait le meilleur dénouement. Les gens dépressifs (ou le caprice d’une gosse de riche pour qui il est trop difficile de “tout avoir”) “savent” mieux que les autres, car en finir avec une vie pareille est encore la meilleure solution. Pour ma part, je ne suis d’accord ni avec l’un, ni avec l’autre.

Conclusion :
Parfaitement inutile

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
– l’abus d’onirisme
– le détournement de l’art
– l’ennui

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