Kyoichi Katayama : Un cri d’amour au centre du monde

Ce que l’éditeur nous dit :
Qu’advient-il de l’amour quand l’être aimé disparaît ? Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville provinciale du Japon. Leur relation évolue de l’amitié à l’amour lorsqu’ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ? Pour surmonter son deuil et son sentiment de révolte, Sakutaro trouvera appui auprès de son grand-père, qui a traversé une épreuve similaire et l’aidera à reprendre goût à la vie. A la fois puissant et pudique, chef-d’œuvre de poésie et de sensibilité, le roman de Kyoichi Katayama a bénéficié dès sa parution d’un extraordinaire bouche-à-oreille. Un cri d’amour au centre du monde est devenu au Japon un véritable phénomène de société. Adapté au cinéma, illustré sous forme de manga, il a été vendu à près de 3 500 000 exemplaires. Le plus grand best-seller japonais de tous les temps.

Ce que j’en pense :
Sans pointe de mièvrerie et tout en subtilités, Kyoichi Katayama nous conte l’amour à tous les âges. Si l’issue se dessine bien vite, c’est plutôt dans le plaisir des mots et leur finesse que se situe l’intérêt de cette lecture. J’imagine que beaucoup trouveront ce récit triste, ce qui est vrai, mais au final ce n’est pas le sentiment sur le lequel s’achève le roman. A la fois touchant et apaisant, sa palette de sentiments nous enveloppe dans une petite bulle intemporelle (tant par l’envoûtement de sa poésie que par le mode de son récit, qui ne respecte pas la chronologie). Le lecteur a alors le choix de simplement se laisser transporter ou bien de profiter de l’occasion pour se poser à son tour les éternelles questions sur le sens de la vie.
A tout cela j’ajouterai que je ne suis pas sûre d’avoir compris le sens de l’épilogue. Il n’est pas ce à quoi je m’attendais et maintenant encore ne n’arrive pas à déterminer s’il m’a finalement plu ou non. Peut être est ce parce qu’il ne correspond pas aux romans classiques, ce qui le rend finalement plus réaliste, ou alors convient il trop au mode de pensée japonais pour que je le comprenne.

Conclusion :
Un joli roman, à lire pour la douceur des mots.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les floraisons
– les cendres
– les voyages
– la vie

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