Kristof Magnusson : C’était pas ma faute

Ce que l’éditeur nous dit :
Jasper Lüdemann, trader dans une grande banque d’investissements à Chicago, a réussi à être promu à la salle des opérateurs de marché et ne vit que pour l’avancement de sa carrière.
Meike Urbanski est traductrice de Henry LaMarck, un auteur de best-sellers qu’elle essaie de retrouver à Chicago car il n’a pas rendu le manuscrit qu’elle doit traduire, ce qui menace sa survie économique. Elle ne sait pas que sa conscience professionnelle de traductrice qui pose des questions mettant l’auteur face à ses négligences et sa désinvolture ont fait d’elle la bête noire de l’écrivain, qui s’emploie à l’éviter.
Henry LaMarck pour sa part ne peut plus écrire et s’est réfugié incognito dans un hôtel. Ces trois personnages vont se chercher et se croiser, multiplier les quiproquos dans cette histoire d’argent, de littérature et d’amour.

Ce que j’en pense :
Il semble que la mode des destins liés ait encore de beaux jours devant elle. Depuis Ensemble c’est tout de Anna Gavalda, le film Babel, tout deux sortis il y a plus de 5 ans, et tout ceux qui ont suivi, j’aurais cru être lassée par le genre. Et bien Kristof Magnusson prouve le contraire avec C’était pas ma faute, livre qui réuni bien des qualités.
En effet, l’auteur dévoile un style très agréable facile à lire mais jamais fade. Par ailleurs, il réalise une véritable prouesse de vulgarisation, rendant (presque) compréhensible le monde des marchés financiers aux néophytes les plus endurcis. Nous seulement il parvient à rendre intéressant ce milieu, à rendre attachant l’un de ses acteurs, mais également à donner à tout un chacun l’occasion de réfléchir sur les absurdités du système.
Pour ce qui est du destin et de la façon dont se croisent et recroisent les personnages, tout cela est un peu gros pour être crédible (encore que). Mais peut importe, car on se laisse volontiers porter par le rythme de l’histoire telle qu’elle est. Enfin, il est plutôt sympathique de parcourir un peu l’Allemagne sans que la seconde guerre mondiale soit impliquée, alors autant saisir cette rare opportunité.

Conclusion :
A prêter.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les tartes à la menthe
– les cafés
– les casquettes
– les moutons

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