Katherine Scholes : La dame au sari bleu

Ce que l’étditeur nous dit :
Une mère et sa fille séparées depuis vingt ans par un cruel destin. Zelda sait peu de chose de sa mère, Ellen, disparue alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Danseuse étoile, véritable star en Amérique, Ellen avait tout quitté par amour pour James, son mari, et pour tenter l’aventure en Tasmanie. Ensemble, ils voulaient fonder une famille. Et l’arrivée de Zelda les avait comblés. Hélas ! le bonheur fut de courte durée… Lorsque vingt plus tard son père décède, Zelda trouve un article de presse révélant que sa mère est vivante, quelque part en Inde. Serait-il possible de rattraper le temps perdu ? Comment reprendre contact avec cette mère inconnue ? Pourra-t-elle percer le mystère qui entoure sa petite enfance ?
Une chose est sûre, elle doit se rendre en Inde.

Ce que j’en pense :
La première remarque à faire concernant  La dame au Sari bleu est l’inexactitude de son synopsis. Le sujet annoncé est celui d’une fille à la recherche de sa mère. Et en effet, les premiers chapitres sont consacrés à Zelda et au début de sa quête. Mais bien vite, les mots se tournent vers sa mère, Ellen : son passé, son cheminement, ses doutes et ses questions, son présent. Zelda n’était qu’un prétexte et ne réapparait pas avant la conclusion.
L’idée de ce schéma se défend très bien. Car pour comprendre qui l’on est, il faut comprendre ceux qui nous ont fait. Et c’est là le véritable sujet de ce livre : qui suis-je. D’ailleurs, la mère d’Ellen elle-même est à son tour décrite, expliquant un peu plus la personnalité de celle-ci.
La justesse de ce roman réside dans les déchirements intérieurs et les paradoxes d’Ellen. Entre ce qu’elle est et ce qu’elle voudrait être, il existe bien des différences. Le plus difficile est de se comprendre d’abord, de s’accepter ensuite, et surtout de vivre au mieux avec ce que l’on est. Une personne normale en somme.
Un livre pas toujours très gai bien sûr, mais qui se lit très bien. Un petit quelque chose pourtant manque. Difficile de pointer le doigt dessus. Le détail qui fait passer d’un bon roman à un chef d’œuvre. L’écriture, le style ou l’histoire sont bien. Rien de plus.

Conclusion :
Un sujet intéressant. Un bon livre, mais qui s’oublie vite.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– La pêche
– Les relations mère-filles
– L’anorexie

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