Kate Atkinson : Dans les coulisses du musée

Ce que l’éditeur nous dit :
Dès l’instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu’on se serait bien passé d’elle… Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d’York, de ses soeurs, de toute une famille anglaise moyenne – mais assurément pas ordinaire. Mieux encore : Ruby remonte dans le passé. Si bien qu’à l’Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d’oeuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l’a élu meilleur livre de l’année.

Ce que j’en pense :
Dès les premiers mots, le style happe le lecteur. D’une part, grâce à sa singularité littéraire, mais surtout au ton employé. Le point de vue de la narratrice (pourtant protagoniste bien concerné) semble détaché, annonçant le pire comme le meilleur d’un point de vue neutre. Par exemple dans les premières pages, alors qu’elle nous présente sa soeur, une parenthèse égarée en milieu de phrase nous annonce que bon façon ladite soeur n’a plus que quelques années à vivre. Tandis que l’histoire/les années avancent, on sait donc irrémédiablement que cet événement va arriver, ce qui ne semble pas vraiment perturber notre héroïne. Par ailleurs, sous couvert d’expliquer l’histoire de certains objets, les chapitres sont entrecoupés d’annexes qui nous content l’histoire des générations précédentes (les périodes de guerres y sont notamment extrêmement bien écrites).
Malheureusement, passer les premiers chapitres, l’effet de surprise s’estompe, pour pointer les défauts du style. Tout d’abord le nombre incroyable de personnages, plus les aller-retours dans le temps, rendent la lecture assez complexe et obligent souvent des retours arrière pour garder le fil. Ensuite, le fait de tout divulguer “en avance” à pour conséquence de ne plus vraiment être intéresser par le détail de l’histoire de trucs ou machins. On en sait déjà assez. Cela est d’ailleurs accentuer par le fait que les premières “annexes” sont très longues, tandis que les derniers se résument à quelques pages. On sent que l’auteur s’essouffle. Enfin, il manque peut être une certaine morale, ou du moins en épilogue. Des fait, c’est bien. Mais tout ça pour quoi ?

Conclusion :
Beaucoup de potentiel, mais aussi de promesses pas vraiment tenues. On a raté le chef d’oeuvre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les lapins
– les boutons
– les photos
– les vélos

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