Judith Benhamou-Huet : Dans la vie noire et blanche de Robert Mapplethorpe

Ce que l’éditeur nous dit :
Il avait un visage d’ange et un look de dandy rock’n’roll, ce qui, ajouté à son génie de photographe, fit de lui une légende mondiale de l’art contemporain.
Mais qui était vraiment le génial et scandaleux Robert Mapplethorpe ?
Un virtuose du noir et blanc ? Un enfant terrible du trash sexuel du New York des Seventies ? Une brebis galeuse du Queens ? Un mondain qui dînait avec Saint Laurent, Loulou de la Falaise ou la sœur de la reine d’Angleterre ? L’enfant chéri de sa mère ? Le fils honni de son père ? La coqueluche des galeristes branchés ?
Pour saisir sur le vif le destin de cet artiste, Judith Benhamou-Huet a choisi d’interroger une quarantaine de personnes qui l’ont rencontré ou fréquenté. De son premier boy-friend officiel à son dernier – qui le veilla sur son lit de mort. De son avocat à son frère cadet. En passant par Ken Moody, son modèle mythique… tous racontent le parcours déterminé et exceptionnel de l’artiste qui mourut en 1989 sur l’autel du sida.
Variation sur la création, l’argent, l’art, ce récit biographique éclaté et stylisé tente de traquer la vérité d’un être hors normes.
Et qui, par-delà les effets de mode, reste aussi un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal.

Ce que j’en pense :
« Un explorateur incomparable des âmes errantes entre le Bien et le Mal. » Pfff. C’est de ma faute, j’aurais dû lire plus attentivement la 4e de couverture avant de me lancer dans cette lecture. Avec des phrases d’une telle grandiloquence, qu’aurais-je pu espérer de mieux?
Suivant les conseils d’une amie enthousiaste, j’espère pouvoir aller voir l’exposition consacrée à Mapplethorpe au Grand Palais. Ayant pour une fois envie de faire les choses bien, je me suis dit que s’intéresser un peu à la vie du photographe en amont ne pouvait que m’aider à plus apprécier son oeuvre. C’est bien sûr sans conter sur la nullité de l’auteur que j’ai choisi de lire sur le sujet. Judith Benhamou-Huet n’a rien de mieux à nous offrir qu’une suite de scènes creuses et sans intérêt. Alors que seulement 216 pages nous sont proposées, elle se paye le luxe d’y parler pour ne rien dire, meublant désespérément, faute de contenu probablement. Pour cela elle nous explique systématiquement le nombre de coups de fil qu’elle a du passer avant de pouvoir atteindre tel ou tel interlocuteur, dont elle gagne ensuite quelques lignes à nous raconter sa vie, pour finalement mener à une interview rapide et bâclée. Elle ne nous apprend rien (ma connaissance sur cette thématique est pourtant très limitée), finissant presque par oublier de nous parler de Mapplethorpe. Un comble. Pour couronner le tout, Judtih Benhamou-Huet adopte un ton inconsidérément tragique, croyant surement que l’utilisation du pathos nous fera oublier le manque de contenu de son bouquin.

Conclusion :
Parfaitement inutile.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– tout sauf Mapplethorpe

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