Joseph Delaney : L’épouvanteur – The Wardstone Chronicles (volumes 1 à 4)

Ce que l’éditeur nous dit :
“L’Epouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d’être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu’un le fasse. Il faut que quelqu’un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable. » Thomas Ward, le septième fils d’un septième fils, devient l’apprenti de l’Epouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire… Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l’horreur commence…

Ce que j’en pense :
Contrairement à ce qui est annoncé sur la quatrième de couverture, la lecture de l’Epouvanteur n’empêche en rien de passer une excellente nuit de sommeil (peut-être pas à mon âge du moins). Néanmoins il faut avouer que les méchants créés par Joseph Delaney sont assez costauds à leur manière, et ce dès le premier tome. Si à ce moment-là on se demande comment il va réussir à tenir le rythme sur la suite, il s’en sort très bien au moins jusqu’à la fin du quatrième volume. Le point fort de cette série est de nous plonger dans un univers moyenâgeux, où les démons imaginaires côtoient les très réels inquisiteurs, des prêtres, des seigneurs et autres personnages typiques de cette époque. En ce sens le récit prend une part de réalisme qui contribue à le rendre crédible.
Le héros, sous couvert de démarrer en tant qu’apprenti, se retrouve très rapidement plongé (seul) au cœur de l’action et est exceptionnellement doué. Et au vu de la tournure que semble prendre l’histoire, il ne serait pas étonnant que tôt ou tard il soit amené à sauver le monde, au moins. Comme par hasard… Un peu moins cliché, l’approche qui est faite de son tuteur, qui est vite présenté comme un être humain qui certes révère une haute maitrise de son métier, mais présente également sa propre histoire et ses propres faiblesses malgré tout.
Un autre aspect de l’écriture que je trouve bien mené est cette capacité à nous spoiler l’air de rien de petits détails sur le futur des personnages, révèle juste assez pour intriguer le lecteur et l’inciter à poursuivre. Sans avoir un sentiment de suspense insoutenable, cela fonctionne plutôt bien pour moi.

Conclusion :
Une série jeunesse jusque-là bien menée, dont j’attends de voir l’évolution dans les volumes suivants.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
–  les chaînes
– la maçonnerie
– les cours d’eau
– les malles

2 Comments

  1. J'ai lu les trois premiers volumes et j'avais beaucoup aimé 🙂 Le premier tome est un poil "creux", mais permet d'introduire les personnages (je sais) mais ce n'est qu'au tome 2 que j'avais bien accroché. Il faudrait que je relise ces trois premiers… et continue sur ma lancée !

    • Ca se lit facilement en plus je trouve. Surtout que comme c'est plutôt du roman jeunesse, le format est assez court.

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