John Irving : Je te retrouverai

Ce que l’éditeur nous dit :
Dans ce nouveau roman, John lrving nous raconte l’histoire de l’acteur Jack Burns, fils d’Alice, tatoueuse professionnelle, et de William Burns, organiste et grand amateur de tatouages envolé à la naissance de son enfant. Agé de quatre ans, Jack sillonne avec sa mère tous les ports de la mer du Nord, à la poursuite du père fugitif. Un périple qui le marquera à jamais. Tandis que William le séducteur fait tonner les orgues de Scandinavie et des Pays-Bas, Alice le talonne et gagne sa vie en tatouant sur des épidermes consentants des coeurs brisés, des fleurs voluptueuses et des serments de fidélité. Déçus dans leur quête, mère et fils s’embarquent bientôt pour le Nouveau Monde où l’enfant va grandir hanté par le fantôme de ce père auquel il redoute, et s’efforce pourtant, de ressembler. Des femmes plus âgées abuseront de lui, il en séduira bien d’autres. Car à vingt ans Jack est bien décidé à tirer parti de son visage d’ange et de sa mémoire prodigieuse pour faire carrière à Hollywood. Sauf que, privé des modèles de mère et de père, il excelle dans des rôles de travesti. Quant à sa mémoire, n’est-elle pas sous influence ?

Ce que j’en pense :
Je te retrouverai est le premier livre de John Irving que j’ai l’occasion de découvrir. Il est probable que ce sera également le dernier. Non pas que le style ne m’ai pas plus, mais j’ai le sentiment qu’un second opus pourrait être de trop.
Les critiques s’accordent à dire qu’il s’agit de l’œuvre la plus personnelle, la plus représentative de l’auteur, notamment parce que tous ses sujets fétiches y sont abordés. En effet, l’ambiance du bouquin est si particulière, parfois à la limite du glauque et du malsain, qu’il est facile de croire que John Irving y a mis beaucoup de lui-même et de ses angoisses. L’histoire est tour à tour drôle, ironique ou instructive, parfois trop longue et lancinante, mais jamais légère et souvent inattendue. John Irving sait nous faire partager son monde, ou plutôt ses mondes, dans un livre à la fois très ouvert (par des voyages aux quatre coins du globe, par la description de milieux très différents, etc.) et terriblement centré sur son personnage principal. Tout se passe dans sa tête. Et il me semble que la fascination imprévue qui m’a porté jusqu’à la dernière page malgré, ne pourra pas se créer une seconde fois.

Conclusion :
Un livre un poil trop long, mais une lecture qui ne se regrette pas.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– Les tatouages
– Les voyages
– La lutte
– Les prostituées

3 Comments

  1. Bonjour,

    ce serait dommage que tu t'arrêtes à ce livre -là de John Irving. Il mérite davantage d'être découvert avec "le monde selon Garp" ou "l'oeuvre de Dieu, la part du Diable".
    Je les ai pratiquement tous lus et celui-ci est loin d'être le meillleur.

  2. J'aime beaucoup John Irving, je doit démarrer "Le monde selon Garp" prochainement. Mais ton billet me donne très envie de découvrir celui-ci, avec des thèmes déjà abordés dans "Hôtel New Hampshire" que j'avais adoré !

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