Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau : Une vie de cochon

Ce que l’éditeur nous dit :
 » J’aime bien les cochons. J’ai beau être encore une gamine, comme on me le rappelle souvent quand on veut m’empêcher de faire certaines choses que seuls les adultes peuvent faire. Je les aime bien, et j’ai des tas de choses à dire, moi, sur les cochons. « Pour Solenn, la vie est une drôle d’histoire. Moins rose que les cochons qu’elle fréquente en regardant travailler sa mère, Morgane, salariée dans une porcherie industrielle, et plus étrange que ce que semblent en percevoir les adultes. Avec son regard d’enfant, Solenn observe les adultes aux prises avec un travail quotidien éprouvant. Mais, à travers les yeux d’une enfant, les auteures de ce récit en disent aussi beaucoup plus que tous les rapports officiels sur la réalité effrayante et absurde de l’agriculture industrielle et sur l’état de nos relations avec les animaux. « Est-ce qu’on a tous les droits sur les animaux ? « , demande Solenn.  » Il y a des fois je me demande si on n’est pas des sauvages « , répond Morgane. Alors, au bout du compte, élever des animaux, manger de la viande, oui, mais pas à n’importe quel prix pour les éleveurs et pour leurs bêtes :  » Parce qu’on peut être libres ensemble, ou prisonniers ensemble, c’est à nous de choisir. »

Ce que j’en pense :
Dans Une vie de cochon, nous est présentée la vie quotidienne d’une porcherie industrielle : les termes techniques, les métiers, les méthodes et la politique de rendement. Comme il fallait s’en douter, ce n’est pas très joli.
Mais toute la force de ce livre tient dans la manière d’aborder le sujet. Ici par de grand discours dénonciateurs, ni d’appels à la révolution. La visite de la porcherie se fait par les yeux de la fille d’une employée, jeune mais pas naïve, qui s’étonne de ce qu’elle voit. Elle constate que ce n’est pas normal, que les animaux en liberté ont l’air plus heureux, etc. Mais c’est au lecteur de décider s’il doit être choqué ou se résigné. Ici pas de conclusion extrémiste qui pourrait braquer certains. Jocelyne Porcher et Christine Tribondeau proposent tout simplement de réfléchir et peut être faire évoluer nos façon de penser.

Conclusion :
Une heure de lecture intéressante et instructive, à lire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– Les cochons
– Les chèvres
– Les tourments
– La production industrielle

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