Jim Fergus : Mille femmes blanches

Ce que l’éditeur nous en dit :
En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d' »assurer la sécurité et la prospérité d’un peuple assiégé de toutes parts ». Les volontaires seront recrutées pour la plupart dans les pénitenciers et les asiles de fous. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace l’aventure de ces femmes parties vivre dans les grandes plaines de l’Ouest ; à travers les carnets intimes de l’une d’elles, May Dodd, le lecteur partage leurs appréhensions et leurs doutes, mais aussi leur exaltation à la découverte émerveillée d’une civilisation respectueuse des individus et de l’environnement.
Jim Fergus signe là son premier roman, véritable hymne d’amour au peuple cheyenne et condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d’alors. La parution de ce roman a été saluée par de nombreux auteurs et les droits du livre achetés par Hollywood.

Ce que j’en pense :
A travers les carnets retrouvés de l’une de ces 1000 femmes blanches, Jim Fergus nous fait découvrir les indiens Cheyennes, leur culture, leur mode de vie, mais surtout un pan de leur histoire, celui de leur déchéance. Par les yeux d’une « européenne », le lecteur fait l’expérience de la découverte de l’autre : de la crainte de la  différence, à la compréhension, voire à l’assimilation. Au-delà des faits historiques, c’est donc bel et bien un livre sur l’ouverture aux autres et à la tolérance qui nous est proposé. Il démontre ainsi que si deux cultures peuvent en apparence sembler très différentes, cela ne signifie en rien leur incompatibilité, bien au contraire.
L’auteur fait également part d’un point de vue sur les prises de décisions radicales de la part des politiques de l’époque. Pour autant il évite la caricature et la dénonciation facile, car une situation n’est jamais noire ou blanche. Les problèmes internes rencontrés par les indiens en sont l’exemple.
Enfin, grâce à des personnages crédibles et attachants, Jim Fergus signe un roman qu’il est difficile de refermer, la dernière page arrivant bien trop vite.

Conclusion :
Un roman à lire absolument, tant pour son côté culturel et historique, que pour le plaisir de la lecture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– le camping sauvage
– le whisky
– les carnets secrets
– la collocation

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