Jérôme Salle : L’Odyssée

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Ce que le synopsis nous dit :

1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

Ce que j’en pense :

Un portrait très intéressant de Jacques-Yves Cousteau, mais également des membres de sa famille. L’axe choisi principal de la narration est celui des relations complexe qui lient ses quatre membres, tous happés par la passion fulgurante, voire dévastatrice à certains niveaux, du commandant pour les profondeurs de l’océan. J’ai trouvé celles-ci très bien interprétées et mises en scène, dans toutes leurs complexités et leur subtilités.
L’Odyssée nous fait découvrir l’homme derrière la caméra, le génie, l’inventeur, le visionnaire, plus tard le défenseur, mais également le coureur de jupon, le mauvais gestionnaire, l’égoïste et le destructeur. Sans jugement, mais sans tabou non plus, on sent que Jérôme Salle a essayé de se montrer juste vis à vis du héro qu’il avait admiré étant enfant. Je ne sais pas à quel point cette image est représentative de la réalité, la caméra n’étant jamais tout à fait impartiale, mais au vue du travail préalable de recherche, on a au moins l’impression que le réalisateur a fait de son mieux.
lodyssee-film-affiche-salle-2Et bien sûr que de belles images, quel bel hommage à l’océan (dans la même veine, je vous invite d’ailleurs à voir le film éponyme de Jacques Perrin). La seule chose que j’aurais aimé voir différente est la dernière partie, qui accentue plus particulièrement le message de protection de l’environnement, férocement défendu par Jacques-Yves et son fils Philippe jusqu’à la fin de leurs vies et aujourd’hui par leurs descendants. Cette partie de leur vie est balayée assez rapidement à la fin du film et j’aurais préférée qu’elle soit un peu plus longue. Mais j’imagine qu’il n’est pas nécessaire de faire des longs discours pour faire passer une idée et c’est heureusement sur cette note que la production laisse repartir son spectateur. A nous d’y réfléchir et surtout d’agir maintenant.

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Conclusion :

Le portrait d’une famille et d’une cause, merveilleusement bien portés à l’écran.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

Le nombre de prises
Le nombre de verres
Le nombre de rires
Le nombre d’émerveillements

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