Jean M. Auel : Les Enfants de la terre, Le clan de l’ours des Cavernes (Earth’s Children: The clan of the cave bear)

Ce que l’éditeur nous dit :
Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer. Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie. En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude. Car, venant d’une tribu plus évoluée que celle d’adoption, Alya diffère physiquement et psychologiquement : elle s’oppose souvent à leurs coutumes et à leurs règles. Le clan songe donc à la supprimer…

Ce que j’en pense :
Voici une seconde (re)lecture dans le cadre du challenge Rupestre Fiction. Ayant déjà entamé la série il y a quelques années, mais m’étant arrêtée en cours, je me suis dit que tant qu’à faire de s’y replonger autant repartir de zéro. Et pour la seconde fois je comprends le succès de cette série extrêmement bien écrite. L’auteur a su trouver un juste milieu entre les descriptions méthodiques du quotidien des hommes des cavernes et l’implication d’une dynamique spirituelle et sociale très forte qui permet de s’attacher aux personnages. Certes le ton est plus que modernisé, et le récit bourré d’anachronismes. Jean M. Auel n’hésite pas à prendre des libertés, par exemple en imaginant des rites dont il serait difficile de prouver la véracité, et allant jusqu’à contredire la communauté scientifique en imaginant un possible métissage entre Homo neanderthalensis et Homo sapiens. A noter que toute la base du roman réside entre la cohabitation entre ces deux espèces du genre humain, l’auteur nous proposant même une explication sur la disparation inéluctable de la première, tout en retirant certains jugements de valeurs sur ce qui est “mieux”.

Conclusion :
Un récit passionnant et vecteur de belles valeurs.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les genres
– la répartition des rôles
– la relativité de la beauté
– l’apprentissage

1 Comment

  1. Un jour faudra que j'y jette un oeil mais les grandes sagas je donne déjà assez avec le Trône de fer en ce moment xD. C'est très gentil de faire le boulot pour moi !

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