Jean-Jacques Breton : Paris à vos pieds

Ce que l’éditeur nous dit :
C’est bien souvent nez en l’air que l’on se prête à l’exploration urbaine. Pourtant, pour peu que l’on y pose le regard, le sol parisien recèle des curiosités insoupçonnées. Ce livre s’intéresse à tous ces éléments souvent familiers (plaques d’égout, dates inscrites dans le bitume, grilles d’aération, tracés de signalisation), parfois inattendus (rails, clous, décrottoirs, stèles funéraires) qui ponctuent trottoirs et chaussée. Purement utilitaires pour certains, expression d un projet artistique pour d autres, vestiges encore faisant surgir çà et là le souvenir d’un Paris disparu : ces mille détails incarnent à leur manière la richesse du paysage urbain, et nous invitent à un regard poétique et décalé sur la ville.

Ce que j’en pense :
Depuis maintenant quelques années, je collectionne les bouches d’égouts (et autres plaques). Quand les plupart des gens ont tendances à s’extasier devant l’architecture des buildings, il semblerais que j’ai plutôt tendance à regarder le sol (qui ne recèle pas moins de trésors).Tout cela à commencé au Japon, où je suis tombée en admiration depuis leurs plaques rondes aux motifs fleuries. Depuis, je capture l’image de ces spécimens à travers le monde.
C’est avec une grande joie que j’ai découvert ce point de vue parisien par Jean-Jacques Breton. Je ne suis pas la seule ! Au delà de mon intérêt personnel pour le sujet, ce petit recueil se révèle très instructif sur le fonctionnement de la ville et permet de découvrir des anecdotes insoupçonnées. Que de fois ne me suis pas exclamée durant cette lecture “ahhh, mais c’est pour ça”. Par exemple, moi qui m’étais toujours offusquée de voir tous ces litres d’eau déversés sans vergogne le long des trottoirs, j’ai appris qu’il s’agissait en réalité d’un second réseau d’eau non potable, prévu spécifiquement à cet usage. Me voilà réconciliée avec la mairie !

Conclusion :
Parce que même une plaque d’égout peut être jolie, oui.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
– les flammes
– les ponts à mousson
– la nationalisation
– les vestiges

4 Comments

  1. Faudra qu'on se fasse des balades qd il fera beau (ou au moins lumineux) avec un appareil photo, dans Paris ! Quand tu dis que tu collectionnes tu fais comment ? Parce que c'est lourd une plaque 😉

    • Comme cela est précisé dans l'article, "je capture l’image de ces spécimens", en prenant des photos donc 🙂
      Toujours partante pour des ballades quand il fait beau !

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